Iran-Un projet d'accord avec les USA circule après des pourparlers à Doha-source information fournie par Reuters 02/11/2026 à 12:30
Des négociateurs iraniens ont quitté le Qatar après des pourparlers à Doha avec des médiateurs qataris et un projet de proposition visant à mettre fin au conflit avec les États-Unis circule actuellement, a déclaré lundi un responsable au fait des discussions.
Les négociateurs de Téhéran sont repartis dimanche, mais pas en raison de difficultés dans les discussions, a précisé ce responsable, sans donner plus de détails sur le projet de proposition. Il a précisé qu'une autre réunion pourrait avoir lieu prochainement.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les pourparlers s’appuyaient sur un plan en sept étapes élaboré par l’Iran en septembre pour rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin au blocus naval américain contre l’Iran, Téhéran estimant que cette proposition pourrait être mise en œuvre plus rapidement dans le cadre d’un accord.
Le porte-parole, Esmaeil Baghaei, a indiqué que le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, s’était rendu à Doha pour faciliter l’échange de messages avec Washington par l’intermédiaire du Qatar.
“Nos exigences ont été formulées de manière très claire et transparente. Ces exigences sont raisonnables et logiques : aucun accord définitif ne peut être conclu, et le détroit d’Ormuz ne peut être rouvert ni sécurisé, tant que le blocus naval américain n’aura pas pris fin, que les exigences de l’Iran ne seront pas respectées et que ses demandes légitimes n’auront pas été prises en compte."
La chaîne qatarie Al Jazeera a rapporté samedi que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait déclaré que dans le cadre d’un accord, le détroit d’Ormuz pourrait être rouvert dans un délai de deux jours, au lieu des sept jours initialement envisagés.
La proposition initiale iranienne concernant ce délai de sept jours a été rejetée par le président américain Donald Trump.
Ce nouveau cycle de négociations au Qatar intervient alors qu'une escalade militaire est redoutée après les élections de mi-mandat qui se tiendront mardi aux États-Unis.
Interrogé sur le point de vue de Téhéran concernant ces élections, Esmaeil Baghaei a indiqué que Téhéran ne s’attendait pas à ce que celles-ci “donnent naissance à une nouvelle Amérique”.
Donald Trump a déclaré que les États-Unis ne lanceraient pas de nouvelles attaques contre l’Iran avant le scrutin et que les discussions avec Téhéran avaient été fructueuses, n'excluant toutefois pas de nouvelles actions militaires.
(Andrew Mills ; rédigé par Nayera Abdallah et Angus McDowall ; version française Etienne Breban)