Iran-Les religieux iraniens réclament la nomination rapide d'un nouveau guide suprême information fournie par Reuters 07/03/2026 à 18:58
Des religieux souhaitent la désignation rapide d'un nouveau guide suprême en Iran, rapportent samedi les médias iraniens, alors que la République islamique est confrontée à une offensive armée israélo- américaine.
Ces appels laissent entendre que certains religieux ne sont pas à l'aise avec l'idée de laisser le pouvoir au conseil formé de trois hommes temporairement mis en place après l'assassinat du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.
Le président américain Donald Trump a estimé que les États-Unis devraient avoir leur mot à dire dans le choix du nouveau dirigeant, une demande rejetée par l'Iran.
Selon les médias iraniens, l'ayatollah Hossein Mozafari, membre de l'Assemblée des experts - l'organe religieux de 88 membres chargé de choisir le prochain dirigeant-, a déclaré que l'assemblée pourrait se réunir dans les 24 heures pour prendre une décision.
On ignore si cela implique une rencontre en présentiel. Selon certaines sources, des religieux se sont déjà consultés en ligne.
Selon le grand ayatollah Naser Makarem Shirazi, une nomination est nécessaire rapidement pour "aider à mieux organiser les affaires du pays", ont rapporté les médias d'État.
La semaine dernière, deux hautes autorités religieuses chiites ont émis des fatwas, ou décrets religieux, appelant les musulmans du monde entier à venger l'assassinat de Khamenei. Makarem Shirazi a déclaré qu'il s'agissait d'un devoir religieux pour les musulmans "jusqu'à ce que le mal commis par ces criminels soit éradiqué du monde."
Le grand ayatollah Hossein Nouri Hamedani a lui aussi exhorté l'Assemblée des experts à accélérer le processus de désignation du successeur de Khamenei, selon les médias d'État.
Conformément aux règles énoncées dans la constitution iranienne, un conseil de trois membres composé du président, d'un haut dignitaire religieux et du chef du pouvoir judiciaire assume le rôle de guide suprême jusqu'à ce que l'assemblée prenne une décision.
La constitution stipule qu'un chef suprême doit être choisi dans un délai de trois mois.
(Reportage de Parisa Hafezi; Version française Elizabeth Pineau)