Iran-Les conseillers de Trump tentent d'obtenir le soutien du Congrès information fournie par Reuters 04/03/2026 à 02:35
Les conseillers à la sécurité nationale du président américain Donald Trump ont tenté mardi de défendre la campagne militaire des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran auprès des membres du Congrès.
Le secrétaire d'Etat Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le directeur de la CIA John Ratcliffe et le chef d'état-major des forces armées américaines, le général Dan Caine, ont tenu des discussions classées secrètes avec les membres du Sénat puis ceux de la Chambre des représentants.
L'élu républicain du Missouri Josh Hawley a dit aux journalistes après la réunion que l'opération était d'envergure et évoluait rapidement. "Ceux qui nous ont briefé ont insisté là-dessus. (La situation) évolue presque heure par heure et je pense que (l'opération) est de grande envergure", a-t-il dit.
Le sénateur Bill Cassidy a déclaré qu'il ne pensait pas que Donald Trump prévoie de déployer des troupes au sol en Iran, ajoutant que cette possibilité n'avait pas été écartée lors des réunions.
"Je ne pense pas que les Américains souhaitent voir des troupes au sol. Ils n'ont pas écarté cette possibilité, mais ce n'est pas quelque chose qu'ils semblent souligner", a dit l'élu républicain de la Louisiane.
Les Républicains, qui possèdent une courte majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, ont affiché leur soutien aux initiatives de Donald Trump, mais la campagne lancée au Moyen-Orient a poussé quelques membres du parti à se joindre aux Démocrates, estimant que le président ne devrait pas envoyer des troupes combattre à l'étranger sans avoir obtenu l'accord du Congrès.
Les Démocrates ont dit que les responsables de l'administration Trump n'avait pas présenté une stratégie de sortie et ont accusé le président de commencer une nouvelle "guerre interminable", semblables aux conflits en Irak et en Afghanistan, débutés lors de la présidence du républicain George W. Bush.
Donald Trump a déclaré mardi avoir ordonné des frappes contre l'Iran parce qu'il pensait que Téhéran était sur le point de lancer une attaque, ajoutant avoir presque forcé la main d'Israël dans cette campagne militaire.
Des commentaires venant contredire ceux effectués auparavant par le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui avait déclaré la veille qu'un projet d'attaque d'Israël contre Téhéran avait incité les Etats-Unis à effectuer des frappes, de manière "préventive", par crainte de représailles iraniennes aux actions de l'Etat hébreu.
(Patricia Zengerle, David Morgan et Michael Martina; version française Camille Raynaud)