Iran: après la contestation, "plus de retour en arrière" possible, dit la veuve de l'ex-chah à l'AFP information fournie par AFP 21/01/2026 à 10:35
La veuve de l'ex-chah d'Iran, Farah Pahlavi, estime qu'il "n'existe plus de retour en arrière" après les manifestations contre la République islamique et se dit convaincue que les Iraniens sortiront "vainqueurs de cette confrontation inégale", dans un entretien exclusif à l'AFP.
Chassée avec son mari de son pays en janvier 1979 lors de la Révolution qui a porté au pouvoir l'ayatollah Khomeini, elle assure aussi que son "désir" et son "besoin aujourd'hui sont de retourner en Iran".
"Mais ce qui compte vraiment, ce n'est pas mon sort personnel! C'est que la jeunesse et tout le peuple iranien soient enfin libres et débarrassés de ce régime criminel, rétrograde et obscurantiste", insiste-t-elle dans son appartement parisien après avoir accepté de répondre par écrit à des questions sur la situation dans son pays natal.
"J'ai refusé de nombreuses sollicitations de la presse ces dernières semaines mais il est de mon devoir d'adresser un message non seulement en soutien à mes compatriotes mais aussi au monde entier, qui doit les aider", ajoute encore Farah Pahlavi, 87 ans, dans un français impeccable.
Tenue sombre, elle pose devant le drapeau de l'ancien régime iranien, frappé d'un lion et d'un soleil.
Reine à 21 ans, couronnée Chahbanou à 29 ans des mains de son époux, Farah Diba Pahlavi a fait dans les années 1960 et 70 la Une des magazines internationaux et mené grand train.
Son destin a basculé le 16 janvier 1979. Chassée du trône par la Révolution islamique avec son époux, monarque à la tête d'un Etat jugé répressif, elle vit depuis en exil, se partageant principalement entre Paris et les Etats-Unis, où réside notamment son fils aîné, Reza Pahlavi, qui se dit désormais prêt à mener une transition démocratique dans son pays.
Déclenchée le 28 décembre par des protestations contre le coût de la vie, la mobilisation à travers l'Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique avant une répression violente qui, selon des ONG, a fait des milliers de morts.