Incendies dans le Sud-Ouest : les saisonniers dont le contrat n'a pas encore débuté pourront bénéficier du chômage partiel, selon le ministre du Tourisme information fournie par Boursorama avec Media Services 31/07/2026 à 17:45
Un quart des 82.000 salariés concernés par les évacuations dans le Sud-Ouest avaient repris le travail jeudi, selon le ministre de l'Economie Roland Lescure.
Une mesure de soutien. Les saisonniers qui devaient travailler dans une entreprise touchée par les incendies dans le Sud-Ouest mais n'avaient pas encore commencé leur mission, pourront bénéficier du chômage partiel s'ils y avaient travaillé les deux années précédentes, a annoncé ce vendredi 31 juillet le ministre du Tourisme Serge Papin. En plus des saisonniers dont le contrat de travail était déjà en cours lorsque l'activité s'est arrêtée en raison des incendies, le dispositif de chômage partiel est "étendu aux salariés saisonniers réguliers qui n'ont pas encore commencé leur contrat" mais ce dernier doit déjà avoir été signé, a déclaré Serge Papin à l'AFP.
L'activité partielle, selon son nom officiel, est prise en charge par l'Etat et l'Unédic et permet au salarié de toucher 60% pour chaque heure chômée tandis que l'employeur perçoit une allocation fixée à 36% de la rémunération brute. Le ministère du Travail a précisé à l'AFP que "si le contrat de travail saisonnier n’a pas démarré, l'activité partielle peut être mobilisée à titre dérogatoire à la condition qu’un tel contrat ait été conclu, avec le même employeur, en 2024 et 2025". "Si le contrat de travail conclu en 2024 ou 2025 l’a été avec une entreprise qui a, depuis lors, été reprise par une autre entreprise, ce contrat de travail est pris en compte pour apprécier l’éligibilité du saisonnier", a précisé le ministère du Travail.
Cette situation où le contrat de travail n'a pas encore démarré ne concerne "pas la majorité", des cas, car "en général, ils (les saisonniers) sont embauchés pour deux mois. Donc c'est un pourcentage plutôt minoritaire", a souligné Serge Papin sur franceinfo. "C'est une demande des hôteliers, restaurateurs et professionnels du tourisme locaux à laquelle nous répondons avec Jean-Pierre Farandou : s'assurer que leurs saisonniers réguliers d'août puissent être couverts si leur activité n'a pas repris", a ajouté le ministre du Tourisme.
Les commerces alimentaires et restaurants devraient rouvrir d'ici à "deux à quatre jours"
Le mégafeu de Gironde était "contenu" ce vendredi, après neuf jours de lutte, et plus de la moitié des 224.000 personnes évacuées ont pu regagner leur domicile dans 12 communes, du nord-ouest au sud de Bordeaux. Serge Papin, ancien PDG du groupement Système U, a souligné que les commerces alimentaires et restaurants devraient rouvrir d'ici à "deux à quatre jours", car une réouverture nécessite de "refaire l'entretien du froid, enlever les produits périmés, nettoyer parce que parfois il y a eu de la suie... Tout un travail d'intendance". Les magasins non-alimentaires devraient pouvoir rouvrir "assez vite".
Selon le ministre de l'Économie, un quart des 82.000 salariés concernés par les évacuations avaient repris le travail jeudi. "À peu près 4.000 établissements", sur les 23.000 fermés ou évacués, ont rouvert, a détaillé Roland Lescure.