Incendie criminel à Nice en 2024 : un septième suspect mis en examen information fournie par AFP 14/08/2026 à 11:31
Un organisateur présumé de l'incendie criminel ayant causé, en juillet 2024, la mort de sept résidents d'un immeuble de Nice, dans le cadre d'un conflit lié au trafic de stupéfiants, a été mis en examen, a indiqué vendredi le parquet de Nice.
Considéré comme l'organisateur du commando armé ayant mis le feu au bâtiment, l'homme âgé de 26 ans avait été extrait mardi de la maison d’arrêt de Nancy (Meurthe-et-Moselle).
C'est le septième suspect mis en examen dans cette affaire qui avait marqué un nouveau cap dans les violences liées au narcotrafic.
Déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits de trafic de stupéfiants, il était en détention provisoire dans le cadre de deux informations judicaires pour meurtre en bande organisée.
Dans l'incendie de Nice, Yassine K. est, selon une source policière, soupçonné d'avoir recruté trois personnes pour le compte du commanditaire de l'attaque qui avait pour cadre un conflit autour du contrôle de réseaux de vente de stupéfiants.
Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, les trois hommes avaient mis le feu dans les escaliers aux étages inférieurs d'un immeuble du quartier des Moulins, épicentre du narcotrafic à Nice, et l'incendie s'était propagé jusqu'à un appartement du 7e étage.
Trois enfants de cinq, sept et dix ans, un adolescent de 17 ans, deux femmes de 22 et 46 ans sont morts dans les flammes, et un homme de 45 ans s'est tué en sautant par la fenêtre. Tous étaient membres d'une famille comorienne étrangère au trafic.
Yassine K. est notamment mis en examen pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime et complicité de destruction en bande organisée du bien d'autrui par moyen dangereux, précise le parquet qui ajoute qu'il "conteste formellement" avoir joué un rôle dans l’organisation de l'attaque.
Les trois incendiaires présumés, âgés de 17 à 21 ans, ont été identifiés et deux d'entre eux ont été interpellés, de même que trois personnes impliquées dans l'organisation ou la logistique de l'incendie criminel.
Mais le troisième incendiaire présumé a été retrouvé en Algérie et conformément aux accords entre les deux pays, il n'a pas été extradé parce qu'il est de nationalité algérienne.
Il en est de même pour le commanditaire présumé, âgé de 28 ans, né au Sénégal, déjà condamné à plusieurs reprises pour trafics de stupéfiants.
Il avait quitté la France juste après l'incendie et avait été arrêté à l'aéroport de Bissau en décembre 2024 mais en l'absence d'accord bilatéral entre la France et la Guinée-Bissau, la demande d'extradition n'a pas abouti.
Les deux hommes sont désormais considérés comme en fuite et visés par des mandats d'arrêt internationaux.