Impôts 2026 : ces revenus non imposables peuvent vous faire payer plus si vous les déclarez information fournie par aufeminin 21/05/2026 à 17:00
Tous les revenus perçus en 2025 ne doivent pas être déclarés. Une erreur fréquente peut alourdir inutilement votre impôt 2026.
Au moment de remplir sa déclaration de revenus, le réflexe paraît prudent : mieux vaut tout indiquer que risquer un oubli. Pourtant, en matière fiscale, l’excès de zèle peut aussi coûter cher. Certains revenus perçus en 2025 sont parfaitement légaux, bien réels sur un compte bancaire ou une fiche de paie, mais ne doivent pas être ajoutés au revenu imposable. Les déclarer par erreur peut donc gonfler artificiellement le montant soumis à l’impôt, alors même que l’administration ne vous les réclame pas.
Ces sommes qu’il ne faut surtout pas ajouter à sa déclaration
La campagne 2026, ouverte pour les revenus de 2025, suit un calendrier échelonné selon les départements : 21 mai, 28 mai ou 4 juin pour la déclaration en ligne. La déclaration papier, elle, devait être déposée plus tôt, le 19 mai 2026. Ces dates laissent peu de place à l’improvisation, surtout lorsque les revenus sont multiples ou que certains montants apparaissent dans différents documents. Le piège, justement, consiste à croire que toute somme reçue doit forcément être reportée. Ce n’est pas le cas.
Les aides sociales font partie des premières sommes à laisser hors déclaration. Le RSA, les allocations familiales ou encore la prime d’activité ne sont pas imposables. Même lorsqu’elles représentent une part importante du budget d’un foyer, elles n’ont pas vocation à être intégrées au revenu soumis à l’impôt. Les ajouter manuellement reviendrait donc à créer un revenu fiscal qui n’existe pas, avec le risque de payer plus que nécessaire.
Des revenus exonérés, mais pas toujours faciles à repérer
Même vigilance du côté de l’épargne réglementée. Les intérêts du Livret A, du LDDS, du Livret Jeune ou du LEP sont exonérés d’impôt. Il n’est donc pas utile de les reporter, même si les montants perçus ont été visibles sur les relevés bancaires. En revanche, tous les produits d’épargne ne suivent pas la même règle. Pour les PEL et CEL, l’année d’ouverture peut changer le traitement fiscal : les plus récents ne bénéficient pas toujours de la même exonération.
Les indemnités liées à la santé demandent aussi un peu de discernement. Certaines sommes versées en cas d’arrêt maladie, de congé maternité ou d’accident du travail n’obéissent pas aux mêmes règles. Les indemnités journalières classiques peuvent être imposables, tandis que celles liées à une affection longue durée ou à un accident du travail bénéficient d’un régime plus favorable, parfois avec exonération partielle ou totale. C’est typiquement le genre de ligne qu’il faut vérifier avant de recopier un montant sans réfléchir.
Étudiants, apprentis, salariés : ces revenus à ne pas déclarer trop vite
Les jeunes actifs et étudiants sont également concernés. Les revenus de jobs étudiants ou de jobs d’été peuvent être exonérés jusqu’à un certain plafond annuel. Les apprentis et stagiaires bénéficient eux aussi d’une exonération dans la limite du Smic annuel. Quant aux bourses d’études attribuées sur critères sociaux, elles n’ont pas à être déclarées comme un salaire. Là encore, seule la part qui dépasse les seuils prévus peut éventuellement devenir imposable.
Enfin, certains avantages liés au travail ne doivent pas être ajoutés au revenu imposable : titres-restaurant, chèques-vacances ou prise en charge d’une partie des transports par l’employeur. Les pourboires restent aussi exonérés sous conditions, notamment pour les salariés dont la rémunération ne dépasse pas 1,6 Smic, et cette mesure est prolongée jusqu’en 2028. Avant de valider sa déclaration, mieux vaut donc distinguer les revenus réellement imposables de ceux qui ne le sont pas. C’est souvent là que se joue la différence entre une déclaration correcte et une facture fiscale inutilement alourdie.