Impact de la guerre attendu sur les factures de gaz en mai, selon Bercy information fournie par AFP 06/03/2026 à 21:25
Bercy a dit vendredi anticiper une hausse des factures de gaz de certains consommateurs français, ceux qui n'ont pas de contrat en offre à prix fixe, à partir du 1er mai, en raison du "mode d'indexation" de leurs contrats.
"40% des Français sont en offre à prix fixe", a détaillé Bercy à la presse vendredi. "Pour les 60% restants, l'impact de la crise pourrait être ressenti sur les factures énergétiques à partir du 1er mai".
"Ce décalage est dû au mode d'indexation des contrats de fourniture de gaz en France, qui s'appuie sur des références de marché mensuelles avec un mois de décalage", a détaillé le ministère de l’Économie.
Le ministre Roland Lescure avait estimé jeudi soir dans Le Parisien que, sur environ 10,4 millions de Français abonnés au gaz, "à peu près 7 millions peuvent être affectés par la variabilité du prix du marché" en lien avec la guerre au Moyen-Orient.
"Mais la hausse récente des marchés ne devrait pas se ressentir avant début mai, à un moment où la consommation baisse fortement" avec les températures printanières, avait déclaré M. Lescure. "Pour un foyer moyen, l'impact serait donc très faible, à peine quelques euros" par mois.
Selon Bercy, la hausse potentielle représenterait "moins de 10 euros par mois". "5 à 10%", avançait vendredi soir le ministre du Commerce Serge Papin dans Ouest-France.
"Les consommateurs qui sont en offre à prix fixe seront protégés" des variations des cours du gaz sur les marchés, a déclaré une porte-parole du Médiateur national de l’Énergie à l'AFP.
En revanche, "ceux qui verront leur facture évoluer sont ceux ayant souscrit des offres indexées sur le prix de référence publié chaque mois sur le site de la Commission de régulation de l'énergie", explique le Médiateur national de l'Énergie.
Car ce prix de référence, une sorte de boussole pour aider les consommateurs à comparer les offres des fournisseurs, varie tous les mois en fonction des prix du gaz sur les marchés.
Concernant l'électricité, le ministre de l’Économie Roland Lescure a estimé qu'une éventuelle hausse des prix, en partie corrélés à ceux du gaz sur le marché européen, semblait "peu probable".
La France dispose en effet actuellement de capacités de production électrique décarbonée, notamment nucléaire, largement disponibles.
Cette électricité "contribue à décorréler les prix de l'électricité en France de la volatilité des prix du gaz", a indiqué Bercy à l'AFP.
"L'évolution de la situation dépendra toutefois de la durée et de l’intensité du conflit international", a précisé Bercy.