Immigration : les passages irréguliers aux frontières de l'Union européenne divisés par deux en deux ans, selon Frontex information fournie par Boursorama avec Media Services 15/01/2026 à 14:20
"Cela signifie que moins de personnes sont victimes de trafic, moins sont victimes d'abus et moins de vies sont mises en danger", s'est félicitée la Commission européenne.
Le nombre de passages irréguliers de migrants aux frontières de l'Union européenne a drastiquement diminué depuis deux ans, une tendance révélatrice d'"un renforcement des frontières extérieures et de partenariats internationaux efficaces", a annoncé jeudi 15 janvier l'agence européenne de frontières Frontex.
Au total, "les détections de franchissements irréguliers des frontières extérieures de l'UE ont diminué de plus d'un quart (26%) en 2025 , pour atteindre près de 178.000", un chiffre "inférieur de plus de moitié au total enregistré en 2023" et qui "correspond au niveau le plus bas depuis 2021", a indiqué Frontex dans son communiqué.
"Cela reflète un renforcement des frontières extérieures et des partenariats internationaux efficaces", s'est félicité aussitôt le commissaire aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner. "Cela signifie que moins de personnes sont victimes de trafic, moins sont victimes d'abus et moins de vies sont mises en danger", a-t-il ajouté.
Bilan mitigé en méditerranée
Les baisses les plus importantes de passages irréguliers ont été enregistrées sur la route ouest-africaine (-63%), dans les Balkans occidentaux (-42%) et aux frontières terrestres orientales, depuis le Bélarus vers la Pologne et les pays baltes (-37%), a précisé Frontex.
En revanche, une hausse de 14% a été enregistrée dans l'ouest de la Méditerranée, atteignant 19.403 personnes. Selon Frontex, le nombre de personnes tentant de traverser la Méditerranée centrale a baissé d'un pour cent alors que dans l'est de la Méditerranée la baisse a été de 27%.
Les tentatives de traverser la Manche vers la Grande-Bretagne ont baissé de trois pour cent, se chiffrant à 65.861.
Malgré ces résultats généralement en baisse, l'agence Frontex souligne que le flot des personnes s'exilant pour gagner l'Europe est susceptible de "se déplacer rapidement d'une route à l’autre, sous l'effet des conflits, de l'instabilité et des réseaux de passeurs".