"Ils prennent les Français pour des dindons" : après la hausse des prix à la pompe, l'U2P étrille les distributeurs
information fournie par Boursorama avec Media Services 10/03/2026 à 11:05

Michel Picon, président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), à Paris, le 24 septembre 2025. ( AFP / ALAIN JOCARD )

"On ne peut pas nous dire : pas de panique, il y a trois mois de stock, on a des réserves... et en même temps, avoir une réactivité aussi forte", a dénoncé Michel Picon, président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), ce mardi 10 mars sur RTL.

Il ne mâche pas ses mots. Ce mardi 10 mars, le président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), Michel Picon, a accusé les distributeurs qui ont immédiatement fait monter les prix des carburants de "prendre les Français pour des dindons". "Nous avons demandé au gouvernement de rappeler à l'ordre – le gouvernement a les moyens de le vérifier – ceux qui prennent les Français pour des dindons, pardon de le dire !", a-t-il expliqué sur RTL.

Ce responsable patronal, représentant essentiellement d'artisans et petits entrepreneurs, avait fait cette interpellation jeudi à un Conseil des entreprises avec le ministère de l'Économie, à Bercy. "Parce qu'on ne peut pas nous dire : pas de panique, il y a trois mois de stock, on a des réserves... et en même temps, avoir une réactivité aussi forte. En trois jours la semaine dernière, c'était vraiment impossible. Il n'y a personne qui était contraint d'augmenter", a expliqué Michel Picon. Il s'est dit satisfait de la volonté du gouvernement de surveiller l'évolution des prix dans chaque station-essence. Selon lui, "ça va peut-être freiner ceux qui avaient l'intention ou qui abusent. Je pense que personne n'a trop envie d'avoir un éclairage dans les médias".

Le gazole a dépassé lundi, pour la première fois depuis 2022, la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement. Cela représente une hausse de 16% par rapport aux prix à la veille des premières attaques menées par Israël et les États-Unis contre l'Iran, le 28 février.