Hongrie : Peter Magyar remercie Russie et Chine d'avoir "accepté" le résultat des élections information fournie par Boursorama avec Media Services 13/04/2026 à 16:07
Après 16 ans aux commandes du pays d'Europe centrale, Viktor Orban, allié revendiqué de Moscou, a essuyé une lourde défaite face au jeune candidat conservateur, qui lui succèdera au poste de Premier ministre. Ce dernier revendique un positionnement pro-européen, et une prise de distance avec la sphère d'influence russe.
Au lendemain d'élections législatives victorieuses aux dépens de Viktor Orban, la nouvelle figure de proue de la Hongrie, le conservateur pro-européen Peter Magyar, a remercié en conférence de presse la Russie et la Chine, proches du Premier ministre sortant, d'avoir "accepté" sa victoire". "Je note que le Kremlin s'est exprimé, tout comme Pékin. Je les remercie d'avoir accepté avec respect la décision du peuple hongrois et d'être ouverts à une coopération pragmatique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, lundi 13 avril.
Du côté de Moscou, la présidence russe a dit "respecter" le vote des Hongrois, qui ont défait son allié Viktor Orban dans les urnes, tout en disant espérer des "contacts pragmatiques" avec le gagnant du scrutin. "La Hongrie a choisi. Nous respectons ce choix. Nous comptons poursuivre nos contacts pragmatiques avec les nouvelles autorités hongroises", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son point presse quotidien auquel participe l'AFP.
La Hongrie, plateforme des investissements chinois en Europe
De son côté, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a affirmé "attacher une grande importance au développement des relations entre la Chine et la Hongrie".
Sous Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010, la Hongrie s'est distinguée au sein de l'Union européenne (UE) par un rapprochement assumé avec ces deux puissances. Le dirigeant entretient des relations étroites avec le président Vladimir Poutine et refuse de se passer d'hydrocarbures russes, malgré l'invasion de l'Ukraine. La Hongrie est également devenue un point d'ancrage des investissements chinois en Europe centrale, qu'il s'agisse de la fabrication de batteries pour véhicules électriques ou d'un projet d'université à Budapest. Cette orientation a souvent valu à Budapest des critiques de ses partenaires européens, qui l'accusent d'affaiblir l'unité et les intérêts du bloc.