Hongrie-Peter Magyar crée un bureau de lutte contre la corruption
information fournie par Reuters 22/06/2026 à 17:30

(Répétition titre)

Le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, a déclaré lundi que son gouvernement allait engager une procédure de destitution du président par le biais d'un amendement constitutionnel, ajoutant qu'il lancerait également une réforme constitutionnelle à l'automne.

Peter Magyar a également dit au Parlement que son gouvernement mettrait en œuvre un vaste ensemble de mesures économiques, politiques et juridiques visant à éradiquer la corruption en Hongrie, notamment la création d'un Office national de protection et de recouvrement des avoirs.

Dans le cadre de ce qu'il a qualifié "d'opération purgatoire", le gouvernement va modifier 47 lois afin de jeter les bases juridiques d'un nouvel Office national de protection et de recouvrement des avoirs, chargé d'enquêter sur les soupçons de détournement de fonds publics au cours des deux dernières décennies.

Le nouveau Premier ministre affirme que la corruption a coûté aux Hongrois entre 8% et 10% du produit intérieur brut ces dernières années.

Le député Gergely Gulyas, membre du Fidesz, l’ancien parti au pouvoir, a qualifié le discours de Magyar de "calomnieux et consternant".

Le plan comprend également un amendement constitutionnel visant à destituer le président Tamas Sulyok, l'un des hommes politiques les moins populaires de Hongrie, accusé par Peter Magyar d'avoir soutenu le régime de l'ancien Premier ministre de droite Viktor Orban.

Le Parlement élira un nouveau président pour un mandat maximal de cinq ans si et quand Tamas Sulyok sera destitué.

Une révision constitutionnelle approfondie, comprenant des consultations publiques, débutera à l’automne. La nouvelle Constitution sera soumise à un référendum.

Des modifications législatives fixeront à 70 ans la limite d'âge des juges de la Cour constitutionnelle, qui peut bloquer certaines lois. Peter Polt, un allié d'Orbán, devrait de ce fait quitter ses fonctions de président de la Cour.

Les réformes permettront aux deux tiers des juges de demander la destitution des présidents de la Kuria (Cour suprême) et de l'Office national de la magistrature, sous réserve de l'approbation des deux tiers des députés.

Enfin, la durée du mandat des députés sera limitée à 12 ans.

(Rédigé par Anita Komuves, Gergely Szakacs et Jason Hovet; Version française Matthieu Huchet)