Hoffenheim sur le podium : une leçon d’obstination information fournie par So Foot 07/02/2026 à 23:59
La saison dernière, le TSG Hoffenheim flirtait avec la relégation en Bundesliga. Ce dimanche, il se présentera face au Bayern Munich en tant que troisième du classement, avec la Ligue des champions en ligne de mire. Comment expliquer une telle métamorphose ? Avant tout par la confiance placée en un homme : l’entraîneur principal Christian Ilzer. L’Autrichien avait été maintenu à son poste malgré une première saison catastrophique et récolte aujourd’hui les fruits de son abnégation.
« Dans cinq ans, je veux jouer le titre » , déclarait Christian Ilzer à Kicker en mars 2025. À l’époque, la sortie avait suscité de nombreuses réactions : la rédaction de Sport1 parlait même de « déclarations délirantes » . Il faut dire qu’au moment de cette interview, Hoffenheim traversait une profonde crise et pointait à une modeste 14 e place. Arrivé en novembre 2024 pour succéder à Pellegrino Matarazzo, Ilzer marchait sur des œufs. Finalement, le Hoffe s’est sauvé de justesse en terminant 15 e et, malgré des rumeurs persistantes de licenciement, l’entraîneur est toujours là. Et si ça sera certainement trop juste pour jouer le titre dès cette saison, personne ne risque de se moquer de lui et de son équipe. Avant d’affronter le leader ce dimanche, le TSG est sur le podium de Buli, à 9 points du Bayern et disposant de 12 points d’avance sur les premiers clubs non européens.
Les chiffres changent, pas les hommes
Autant dire que le climat n’est pas le même qu’il y a un an. Au sortir d’une manita concédée face aux Roten , le vétéran Andrej Kramarić, pas du genre à mâcher ses mots, avait publiquement réglé ses comptes avec la direction au micro de la chaîne ESPN, au cœur d’une « saison de merde » : « Tout ce que le club a fait ces derniers mois… nous avons investi énormément d’argent pour rien. » Pour beaucoup de club, une telle sortie aurait mis le feu à la maison. À Hoffenheim, on a préféré considérer que l’abcès était crevé. Le président de l’époque Markus Schütz considérait que cette frustration était une preuve de l’implication émotionnelle des joueurs et espérait que « cette émotivité se transforme en énergie constructive ». …
Par Jonas Emrich pour SOFOOT.com
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