Hasta le visa, baby information fournie par So Foot 08/06/2026 à 00:22
Les difficultés pour obtenir un visa, que rencontrent nombre de supporters, et même certains joueurs, illustrent l’évolution de la politique américaine. Preuve aussi que la FIFA se contente désormais de demander au roi Donald Trump quelques grâces pour sauver les apparences ?
Aymen Hussein était devenue une gloire vivante du football irakien depuis qu’il a marqué le but décisif qualifiant son pays pour la Coupe du monde. Une joie sans nom pour un pays qui se relève de décennies de guerres et d’embargo, et où la situation intérieure demeure explosive. Il n’imaginait certainement pas que son nom allait défrayer la chronique avant même le début de la compétition.
Alors qu’il débarquait sur le sol américain avec sa sélection à l’aéroport O’Hare de Chicago, il a subi près sept heures d’interrogatoire, sans explication officielle sur ce traitement. Un traitement inhabituel, pour ne pas dire exceptionnel, pour un sportif censé participer à une épreuve internationale officielle. Sans disposer d’un statut diplomatique, les joueurs des sélections nationales sont normalement protégés lors du passage en douane, les démarches étant réglées en amont entre les divers états, les fédérations et la FIFA. On doute donc fortement que les autorités aient découvert les divers profils de la sélection irakienne le jour même de son arrivée. Finalement la « star » a pu entrer aux USA. Tout le monde n’a pas eu cette chance. Le photographe de l’équipe, Talal Salah, après avoir été retenu dix heures, a été expulsé.…
Par Nicolas Kssis-Martov pour SOFOOT.com
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