Handball-Les Bleus prêts à défendre leur titre à l'Euro information fournie par Reuters 12/01/2026 à 17:27
par Vincent Daheron
L'équipe de France masculine de handball débute jeudi à Oslo, face à la République tchèque, la défense de son titre européen acquis en 2024 mais devra pour cela faire face à un parcours particulièrement relevé lors de l'Euro disputé au Danemark, en Norvège et en Suède jusqu'au 1er février.
Quadruples champions d'Europe (2006, 2010, 2014 et 2024), à une unité du record détenu par la Suède, les Français n'ont jamais réussi à conserver leur titre d'une édition à l'autre.
"C'est un sacré défi pour nous. On a vraiment la volonté d'écrire notre histoire pour ce groupe-là et de continuer à ajouter des lignes au palmarès du handball français", a assuré le capitaine Ludovic Fabregas, lundi, lors d'un point presse.
"On a cet objectif, on sait qu'il est difficile mais quand on porte le maillot de l'équipe de France, on a ce devoir de résultat permanent. Donc, on va essayer d'aller décrocher un nouveau sacre européen qui serait potentiellement historique."
La couronne continentale d'il y a deux ans est d'ailleurs la dernière au palmarès de la France puisque les Bleus ont ensuite échoué en quarts de finale des Jeux olympiques de Paris 2024 avant de ramener une médaille de bronze du Mondial de l'an passé.
Lors de cette première compétition sans de nombreux cadres partis à la retraite après les Jeux, les Tricolores avaient été éliminés par la Croatie en demi-finales à cause d'une première période complètement manquée (11-18 à la mi-temps, 28-31 au final). Ils avaient ensuite assuré le bronze face au Portugal (35-34).
"C'est une expérience très positive qui nous a solidifiés, qui nous a aussi redonné de la confiance, de l'allant, dans une saison de rupture, dans une saison post-JO, post-désillusion Paris 2024", a positivé le sélectionneur Guillaume Gille, en poste depuis 2020.
"Les gens ont vu potentiellement une médaille de bronze un peu comme un échec après la demi-finale, mais en fait, c'est un nouveau cycle pour nous", a estimé de son côté l'arrière gauche Elohim Prandi. "On est en train d'enclencher cette nouvelle ère. Je pense qu'il y a un peu d'impatience, que ce soit chez nous ou des gens autour qui attendent beaucoup par rapport aux joueurs qu'on a dans l'équipe, avec énormément de qualités."
Ludovic Fabregas a reconnu que "ne pas avoir joué la finale du Mondial les a malgré tout touchés".
L'objectif de cette 17e édition de l'Euro est donc simple pour Guillaume Gille : "Pour qu'il soit réussi, il faut déjà qu'on soit en demi-finales. Quand on est en demi-finales, on sera à même de se bagarrer pour ce qu'il y a de plus beau. Notre objectif, c'est de gagner."
Le chemin sera particulièrement ardu pour l'équipe de France. Après la République tchèque, l'Ukraine et la Norvège - l'un des pays hôtes et vice-championne du monde en 2017 et 2019 - au tour préliminaire, les Bleus pourront retrouver au tour principal l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal et surtout le Danemark, quadruple champion du monde en titre et favori de l'Euro selon Guillaume Gille.
"La formule est diabolique", a déclaré le sélectionneur. "On sait que c'est une compétition impitoyable où tous les points laissés en route vont compter très cher."
Les Bleus espèrent être au rendez-vous de la finale, le 1er février prochain à Herning, au Danemark.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault)