Guerre en Ukraine : la Russie "prête à discuter" d'une possible "désescalade" cet hiver, selon Volodymyr Zelensky information fournie par Boursorama avec Media Services 08/09/2026 à 11:36
"Il y a des idées autour de l'énergie, des céréales, de l'électricité et autour du pétrole et du gaz", selon Kiev.
Volodymyr Zelensky a indiqué mardi 8 septembre que la Russie pourrait être "prête à discuter" d'une "désescalade" dans le conflit en Ukraine cet hiver, avec, par exemple, une suspension par les deux camps des frappes sur des secteurs stratégiques. Moscou aurait signalé aux émissaires de Donald Trump être disposée à entamer des négociations, a expliqué lundi 7 septembre le président ukrainien au média Axios .
Le dirigeant russe V ladimir Poutine "a besoin de Trump" et ne veut pas le "contrarier" , a fortiori avant les élections américaines de mi-mandat début novembre, estime le président ukrainien dans cette interview. Le Kremlin s'est en conséquence montré "prêt à discuter", a-t-il ajouté, se référant à ce que lui ont assuré les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner , qui se sont rendu tour à tour à Moscou et Kiev ce week-end pour rencontrer les deux présidents.
Parmi les pistes avancées par Washington pour amorcer un processus de paix figure une possible "désescalade" avant ou durant l'hiver, indique Axios . "Il y a des idées autour de l'énergie, des céréales, de l'électricité et autour du pétrole et du gaz", a indiqué Volodymyr Zelensky à ce média.
"Progrès substantiels"
Les infrastructures liées à ces différents secteurs sont particulièrement ciblées par les attaques auxquelles se livrent quotidiennement les deux camps.
La Russie intensifie chaque hiver ses frappes contre le secteur énergétique ukrainien, plongeant la population de ce pays dans le froid et l'obscurité. Elle vise aussi le trafic en mer Noire, par où transitent l'essentiel des exportations ukrainiennes de céréales.
De son côté, Kiev multiplie depuis le début de l'année les frappes contre des raffineries et des terminaux gaziers et pétroliers russes, provoquant des pénuries de carburant et compliquant les exportations russes d'hydrocarbures.
Steve Witkoff a estimé lundi que sa tournée avait permis des "progrès substantiels" en vue de l'organisation de pourparlers tripartites pour mettre fin au conflit déclenché par l'invasion russe en février 2022.
Donald Trump s'était fait élire en 2024 notamment sur la promesse de mettre rapidement fin à la guerre en Ukraine, sans succès jusqu'à présent.