Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron "très sceptique" sur la possibilité d'une "paix à court terme"
information fournie par Boursorama avec Media Services 24/02/2026 à 17:57

"Il n'y a pas de volonté côté russe d'aboutir à la paix", selon le président, même si "stratégiquement les Russes sont en train d'être défaits en ce moment".

Emmanuel Macron à Paris, le 24 février 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Emmanuel Macron s'est dit mardi 24 février "très sceptique" sur la possibilité d'aboutir à une "paix à court terme" en Ukraine, la Russie n'en ayant pas la "volonté". Le président s'exprimait lors d'un échange en visioconférence avec ses homologues réunis à Kiev pour le quatrième anniversaire de l'invasion de ce pays par la Russie.

"Je suis très sceptique, c'est le moins que l'on puisse dire, sur le fait de pouvoir aboutir à une paix à court terme", a-t-il dit à l'ouverture de cette réunion de la "coalition des volontaires" alliés de l'Ukraine.

"Il est bon de poursuivre ces initiatives" de discussions de paix , mais "il n'y a pas de volonté côté russe d'aboutir à la paix", a-t-il estimé. Même si "stratégiquement les Russes sont en train d'être défaits en ce moment", a-t-il ajouté.

Prêt à l'Ukraine, sanctions russes...

Le président français a insisté dans ce contexte sur la nécessité de poursuivre le soutien à l'Ukraine. Sur le prêt européen de 90 milliards d'euros à Kiev, bloqué par la Hongrie prorusse, "nous y arriverons, pas de choix, nous avons pris un engagement" lors du Conseil européen de décembre, a-t-il dit.

"Nous aurons à travailler dur sur le 20e paquet de sanctions" de l'Union européenne contre la Russie, également bloqué par Budapest, a-t-il renchéri.

Emmanuel Macron a aussi insisté sur la nécessité pour certains des quelque 35 pays membres de la Coalition des volontaires de "lever leurs réserves" concernant les garanties de sécurité à apporter à l'Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, "afin de faciliter le travail des planificateurs".

"Il est super important de finaliser tout ce sur quoi nous nous sommes mis d'accord, en des termes concrets, afin que ce soit crédible", a-t-il insisté.