Guerre en Iran : les États-Unis ont dépensé plus de 22 milliards de dollars en munitions, le Pentagone reconnait finalement une "pénurie" information fournie par Boursorama avec Media Services 15/09/2026 à 08:41
Début septembre, Donald Trump écrivait encore que les États-Unis disposaient de "quantités pratiquement illimitées de munitions".
Après les démentis de l'administration Trump, le Pentagone a fini par reconnaître, lundi 14 septembre, une "pénurie" de munitions liée à la guerre en Iran et des goulots d'étranglement au sein des industries de défense.
Le rapport de l'Inspecteur général du Pentagone estime qu'entre le 28 février et le 30 juin, l'opération "Fureur épique" contre l'Iran a coûté environ 33,4 milliards de dollars, dont 22,3 milliards dépensés uniquement en munitions tirées.
"Les dépenses en munitions lors de l'opération Fureur épique a provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d'étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions," relève le document. Le rapport souligne toutefois les mesures prises par le ministère pour accélérer la production.
Quand, en juin, des informations de presse avaient rapporté que les États-Unis rationnaient l'utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, le gouvernement avait démenti, le président Donald Trump affirmant lui-même que le pays disposait "de quantités énormes de munitions".
Ralentissement forcé des opérations contre l'Iran
Selon la presse, ce manque de munitions a pourtant poussé le président à ne pas renouveler les attaques à grande échelle contre Téhéran durant l'été.
Malgré le recours massif aux intercepteurs, "les frappes iraniennes ont endommagé et détruit des centaines de bâtiments et d'installations sur des bases américaines au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie", note le rapport du Pentagone,
Le document, qui couvre les mois d'avril à juin 2026, liste les dégâts sur la flotte d'appareils: quatre F-15 détruits, un F-35 endommagé, sept avions ravitailleurs KC-135 endommagés ou détruits, et "jusqu'à 30" drones d'attaque MQ-9 Reaper détruits, entre autres.
Le document estime à "plus de 50.000" le nombre de militaires américains impliqués dans la guerre dans le Golfe, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran.
Les ripostes de l'Iran et de ses alliés ont endommagé les bâtiments diplomatiques dans quatre pays (Irak, Koweït, Arabie Saoudite, Émirats arabes Unis), précise le rapport.