Guerre au Moyen-Orient : les entreprises françaises ont peu recours au chômage partiel, selon le gouvernement information fournie par Boursorama avec Media Services 07/04/2026 à 11:02
Si l'activité economique ne s'est pas effondrée en France, le gouvernement note des difficultés dans le secteur du tourisme.
"Une trentaine" d'entreprises françaises seulement ont eu recours à des mesures de chômage partiel pour s'adapter aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mardi 7 avril le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
"Il n'y a pas un afflux de demandes" , a souligné au micro d' Europe 1 et CNews le ministre qui, la semaine dernière, avait annoncé la prise en charge par l'État des mesures de chômage partiel, pour un montant d'environ 70 millions d'euros .
"On a une trentaine d'entreprises pour le moment, ça veut dire que l'activité n'est pas encore touchée. Le coût du carburant a joué sur les prix et sur les coûts, mais l'activité pour le moment ne s'est pas affaissée ", a souligné Jean-Pierre Farandou.
Il a toutefois pointé les difficultés touchant le secteur du tourisme : " On a pas mal de gens qui annulent leur voyage , donc on sait que le secteur du tourisme et du voyage est touché, nous avons décidé de les aider", a-t-il souligné.
Des mesures déjà prises pendant la crise du Covid-19
Des mesures d'activité partielle longue durée (APLD), permettant aux entreprises de réduire l'activité de leurs salariés tout en les maintenant en emploi, avaient été prises durant la crise du Covid-19 à partir de 2020 puis au début de la guerre en Ukraine en 2022, mais de nouveaux dispositifs de ce type ne pouvaient plus être mis en place depuis début 2023.
La semaine dernière, Jean-Pierre Farandou s'était dit prêt "à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d'activité" directement liée à la crise au Moyen-Orient.
Le ministre du Travail a par ailleurs assuré qu'il n'y avait pour l'instant "pas de problème d'approvisionnement ni en carburant ni en gaz" en France, en dépit de pénuries qu'il attribue à "un comportement de précaution" de Français qui "se précipitent" pour faire le plein.