Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
information fournie par AFP 17/08/2026 à 22:27

Le président américain Donald Trump se dirige vers l'avion présidentiel Air Force One à l'aéroport de Morristown, dans le New Jersey, le 16 août 2026 ( AFP / Kent NISHIMURA )

Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman, 60 jours après la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran qui devait ouvrir la voie à un règlement pacifique de la guerre au Moyen-Orient.

Voici les derniers développements de ce conflit régional:

Kushner loue des conversations "positives" entre les Etats-Unis et l'Iran

L'émissaire américain Jared Kushner a qualifié de "très positives et animées" les discussions entre Washington et Téhéran dans le but de conclure un accord.

S'il a admis sur Fox News qu'il n'y avait pas "beaucoup de confiance" entre les Etats-Unis et l'Iran après "toutes ces années d'absence de relations et de dialogue", Jared Kushner a toutefois précisé que les "deux parties s'impliquaient très sérieusement".

"Le président Trump va se montrer très patient, il n'aime pas se précipiter pour conclure un accord. Il conclura le bon accord quand celui-ci sera prêt", a-t-il ajouté.

Trump menace Oman et appelle l'Iran à capituler

"Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule", a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, en réponse à une question sur les échanges en cours entre Mascate et Téhéran sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran et Oman mènent depuis plusieurs semaines des discussions pour trouver un accord sur le passage des navires dans cette voie maritime stratégique, située entre leurs côtes, dont Téhéran revendique le contrôle.

Ces pourparlers "se poursuivent de manière sérieuse", a annoncé lundi la diplomatie iranienne.

Donald Trump a aussi appelé l'Iran à "hisser le drapeau blanc de la capitulation". "Je ne suis pas pressé", a-t-il ajouté, assurant que les élections législatives américaines de novembre "ne changeaient rien à (ses) réflexions".

L'Iran condamne une attaque au Kurdistan irakien

Téhéran a condamné lundi une attaque de drones ayant visé dans la nuit le bureau de Masrour Barzani, Premier ministre du Kurdistan irakien autonome, imputée par ce dernier à l'Iran.

Le gouvernement irakien a lui ordonné la création d'une commission d’enquête pour identifier les auteurs et l'origine des tirs - qui n'ont pas fait de victimes - sans désigner de responsables.

Masrour Barzani avait annoncé sur X que son bureau et la résidence du directeur des services de renseignement locaux avaient été ciblés par des "drones iraniens", dénonçant une "escalade dangereuse".

L'Iran juge caduc le délai de négociation de 60 jours

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé que le délai de négociation de 60 jours prévu en vue d'un règlement durable par le protocole d'accord irano-américain de juin était rendu caduc par les "violations" commises par Washington.

"Nous n'avons entamé aucune négociation car, quelques semaines après la signature, des violations généralisées de l'accord ont commencé, rendant ainsi caduque la question des soixante jours", a-t-il indiqué.

Les Houthis du Yémen visent un navire saoudien

Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont affirmé par la voix de leur porte-parole militaire, Yahya Saree, avoir "réussi à cibler un navire" militaire saoudien en mer Rouge "accompagné de quatre vedettes militaires", au moyen de "plusieurs missiles balistiques".

L'Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, n'a pas réagi dans l'immédiat à cette annonce.

Les hostilités entre les Houthis et le gouvernement yéménite, soutenu par Ryad, ont repris le mois dernier, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.

L'ONU s'inquiète du risque d'une escalade du conflit au Yémen

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a exhorté "toutes les parties à cesser immédiatement toute action risquant de replonger le Yémen dans un conflit à grande échelle".

"Le peuple yéménite a déjà beaucoup trop souffert des conséquences dévastatrices de plusieurs années de conflit, de déplacements et de crise humanitaire", a-t-il souligné.