Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
information fournie par AFP 18/04/2026 à 19:15

Des partisans du mouvement houthi, soutenu par Téhéran, lors d'un rassemblement en soutien à l'Iran et au Liban, à Sanaa, le 17 avril 2026 ( AFP / Mohammed HUWAIS )

Voici les derniers développements en lien avec la guerre au Moyen-Orient, après le début d'un cessez-le-feu au Liban et la décision de l'Iran de verrouiller à nouveau le détroit d'Ormuz face au blocus américain.

- Liban: le Hezbollah dément toute implication dans l'attaque contre la Finul

Des partisans du Hezbollah célèbrent le cessez-le-feu dans la banlieue sud de Beyrouth, le 17 avril 2026 ( AFP / ibrahim AMRO )

Le Hezbollah a démenti toute implication dans l'attaque meurtrière contre des Casques bleus français dans le sud du Liban, après que la France a pointé du doigt la formation pro-iranienne.

"Le Hezbollah nie avoir un lien avec l'incident survenu avec la Finul", selon un communiqué. Il a appelé à "faire preuve de prudence (...) avant d'attribuer des responsabilités concernant l'incident, en attendant les résultats de l'enquête de l'armée libanaise".

Le président français Emmanuel Macron a estimé que "tout laisse à penser" que le Hezbollah était responsable de l'attaque, la Finul retenant également la même piste.

- L'Iran dit avoir reçu de nouvelles propositions de Washington et les examine

L'Iran a reçu de "nouvelles propositions" des Etats-Unis en vue de discussions pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué le Conseil suprême de sécurité nationale, ajoutant que les négociateurs iraniens ne feraient "aucun compromis".

"Ces derniers jours, lors de la présence à Téhéran du commandant de l'armée pakistanaise, agissant comme médiateur, les Américains ont présenté de nouvelles propositions. L'Iran les examine actuellement et n'y a pas encore répondu", a déclaré cette instance, citée par l'agence de presse officielle Irna.

- L'Iran "voulait fermer" le détroit d'Ormuz mais il "ne peut pas nous faire chanter", déclare Trump

Donald Trump a assuré que l'Iran ne pouvait "pas faire chanter" les Etats-Unis, après l'annonce par Téhéran de la reprise du blocage du stratégique détroit d'Ormuz.

"Ils voulaient encore fermer le détroit", a déclaré le président américain lors de la signature d'un décret à la Maison Blanche, au sujet des dirigeants de la République. "Ils ne peuvent pas nous faire chanter", a-t-il poursuivi.

Plus tôt, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, avait déclaré que les États-Unis ne pouvaient "imposer un siège" sur le détroit d'Ormuz.

- L'armée israélienne dit avoir "éliminé une cellule terroriste" dans le sud du Liban

L'armée israélienne déclaré que son aviation avait "éliminé" une "cellule terroriste" qui opérait à proximité de ses troupes dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah.

L'armée a éliminé "une cellule terroriste opérant à proximité de soldats (...) dans la zone de défense avancée destinée à prévenir des menaces imminentes contre les communautés du nord d'Israël", a-t-elle indiqué dans un communiqué, sans préciser le nombre de personnes tuées.

L'armée israélienne a, par ailleurs, annoncé avoir établi une "ligne jaune" de démarcation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza, et mené des frappes depuis la veille contre des suspects qui s'approchaient de ses troupes.

- Détroit d'Ormuz: des navires marchands touchés alors que l'Iran referme le passage

Des navires commerciaux ont essuyé des tirs et des menaces de la part de l'armée iranienne alors qu'ils tentaient de franchir le détroit d'Ormuz samedi, l'Iran ayant de nouveau fermé cette voie commerciale cruciale après une brève réouverture.

L'Iran a annoncé reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz en réaction au maintien du blocus américain des ports iraniens, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique.

Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, des vedettes des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) ont tiré sur un pétrolier. Le bateau et l'équipage sont sains et sauf, selon cette source.

- Liban: les Casques bleus visés par "des acteurs non étatiques", vraisemblablement le Hezbollah, selon la Finul

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a affirmé que des "acteurs non étatiques", vraisemblablement le Hezbollah, étaient derrière l'attaque meurtrière contre des Casques bleus français, à l'issue d'une enquête préliminaire.

"Une première évaluation indique que les tirs provenaient d'acteurs non étatiques (qui seraient le Hezbollah)", a indiqué la Finul dans un communiqué, appelant le gouvernement à "ouvrir rapidement une enquête afin d'identifier et traduire en justice les responsables".

- Liban: le président du Parlement, allié du Hezbollah, condamne l'attaque contre la Finul

Le président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du Hezbollah, a condamné l'attaque meurtrière contre des Casques bleus français attribuée au mouvement pro-iranien.

- Liban: un casque bleu français tué, Macron demande de "garantir la sécurité des soldats de la Finul"

Le président français Emmanuel Macron à l'Elysée, le 16 avril 2026 à Paris ( POOL / Benoit Tessier )

Emmanuel Macron s'est entretenu avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de "garantir la sécurité des soldats de la Finul", après qu'un soldat français a été tué et trois autres blessés lors d'une attaque contre des Casques bleus.

Au téléphone avec son homologue français, le président libanais a assuré que "le Liban ne va permettre aucun laxisme dans la poursuite des personnes impliquées".

Le militaire français a été tué lors d'une embuscade attribuée au Hezbollah. Il s'agit du deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre d'Iran fin février. Deux des trois militaires français blessés sont gravement atteints, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères.