Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump envisage de demander une contribution aux pays arabes pour financer le conflit information fournie par Boursorama avec Media Services 31/03/2026 à 11:02
La première semaine de la guerre contre l'Iran a coûté plus de 11,3 milliards de dollars aux États-Unis, selon un briefing des membres du Congrès par le Pentagone.
Le président américain Donald Trump envisage de demander aux pays arabes une contribution pour financer la guerre qu'il a déclenchée avec Israël contre l'Iran, a dit sa porte-parole lundi 30 mars, sans donner de précisions.
"C'est quelque chose que le président serait plutôt intéressé de faire. Je ne vais pas le devancer mais je sais que c'est une idée qu'il a et un sujet dont il va certainement parler davantage", a prédit Karoline Leavitt pendant une conférence de presse.
Elle répondait à un journaliste qui venait de lui demander "qui payait pour le coût de cette guerre" et si les pays arabes allaient y contribuer.
La première semaine de la guerre contre l'Iran a coûté plus de 11,3 milliards de dollars aux États-Unis, selon un briefing des membres du Congrès par le Pentagone, rapportait le New York Times à la mi-mars. Selon le journal, qui citait des sources anonymes ayant assisté au briefing, ce chiffre exclut de nombreux coûts liés à la préparation des frappes, laissant penser que le montant final pourrait être, en réalité, bien plus élevé.
Guerre d'usure
Et des responsables du Pentagone avaient précédemment déclaré au Congrès qu'environ 5,6 milliards de dollars de munitions avaient été dépensés au cours des deux premiers jours du conflit , un chiffre bien supérieur aux estimations antérieures, selon la presse américaine. Le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS), un centre de réflexion indépendant basé à Washington, a chiffré de son côté les 100 premières heures de l'opération à 3,7 milliards de dollars, soit plus de 891 millions par jour. Une partie de ces coûts est déjà budgétisée, mais la majeure partie (3,5 milliards de dollars) ne l'est pas, a relevé le CSIS dans son étude publiée le 5 mars.
Toujours à la mi-mars, l'Iran s'était dit prêt une guerre longue pour forcer Washington à la retraite en pilonnant les intérêts occidentaux. Ali Fadavi, un représentant de cette armée idéologique, avait ainsi brandi la menace d'une "guerre d'usure" à même de "détruire l'économie américaine entière de même que l'économie mondiale".