Guerre au Moyen-Orient : "Aucun risque de rupture d'approvisionnement" de carburant dans les stations-service, selon le gouvervement information fournie par Boursorama avec Media Services 01/04/2026 à 14:37
Seules quelques stations TotalEnergies, ou le plafonnement des prix a provoqué une très forte affluence, connaissent des difficultés.
Des ruptures dans "moins de 10%" des stations-service. Il n'existe à l'heure actuelle "aucun risque de rupture d'approvisionnement" en carburant en France, a assuré mercredi 1er avril la ministre déléguée à l'Energie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
"Il n'y a aucun risque de rupture d'approvisionnement à l'heure où on se parle. Je rappelle qu'on a toujours nos stocks stratégiques (de pétrole, NDLR)", a fait valoir la ministre dans un contexte de forte tension sur les prix à la pompe, qui ont atteint des sommets ces derniers jours. "Moins de 10% des stations" sont en rupture "totale ou partielle", a indiqué Maud Bregeon. Il s'agit le plus souvent de stations du groupe TotalEnergies, qui a mis en place un prix plafond , "ce qui génère une affluence dans un grand nombre" de ses stations-service et engendre donc "ce type de tensions", a-t-elle expliqué.
Lundi, Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5.800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces), avait lui aussi modéré, auprès de l' AFP , les difficultés à la pompe. "Il faut relativiser, il n'y a pas de problème de pénurie sur le territoire national", avait-il dit.
Prix plafonné chez TotalEnergie
"En revanche, évidemment, chez TotalEnergies, qui est le moins cher du moins cher en ce moment, il y a eu afflux de clientèle" qui a pu causer des difficultés ponctuelles, un phénomène déjà observé lors de la précédente crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine, avait-il ajouté. A l’époque, TotalEnergies avait déjà procédé à un plafonnement de ses prix.
Mardi, l'entreprise a indiqué qu'elle allait prolonger jusqu'au 7 avril le plafonnement du prix de l'essence à 1,99 euro le litre et du prix du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3.300 stations-service en métropole.
La semaine dernière, le prix du litre de gazole a atteint un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire, dépassant les plus hauts niveaux atteints après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, selon des chiffres publiés par le gouvernement.
La guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, a fait monter fortement les cours du pétrole, avec une grande partie des exportations de brut des pays du Golfe bloquées en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz et de nombreuses frappes sur les infrastructures énergétiques.
En France, les secteurs les plus affectés par la flambée des prix du carburant sont la pêche, le transport ou encore l'agriculture, grands consommateurs de carburants.