Grève le 15 juin à Prisma pour protester contre la suppression de 40% des effectifs information fournie par Boursorama avec AFP 10/06/2026 à 18:58
Les salariés du groupe de magazines Prisma Media ont voté mercredi en faveur d'une grève le 15 juin pour protester contre un vaste plan social qui prévoit la suppression de 40% des effectifs, selon une motion adoptée en assemblée générale.
Numéro 1 de la presse magazine en France (Capital, Geo, Femme Actuelle, Voici...), Prisma appartient à Louis Hachette Group, dont le milliardaire conservateur Vincent Bolloré est l'actionnaire de référence.
"Ils ont laminé le leader de la presse magazine", estime Emmanuel Vire, délégué syndical CGT, au micro d'une assemblée générale au siège de Prisma à Gennevilliers, près de Paris. Quelque 350 personnes y ont assisté, sur place ou en visio, selon les syndicats.
Votée à main levée, la grève du 15 juin pourra éventuellement être reconduite jusqu'au 18 juin, journée de manifestation nationale à laquelle ont appelé les syndicats pour "défendre les métiers de l'information", touchés par une grave crise économique.
Annoncé le 30 mars, le plan à Prisma prévoit la suppression de près de 40% des effectifs. Jusqu'à 279 licenciements pour motif économique sont prévus, sur environ 650 postes.
Selon la direction, ce plan vise à "redimensionner" Prisma et à "adapter son modèle" à la crise que traverse le secteur.
Les syndicats ont jusqu'au 22 juillet pour rendre leur avis consultatif, dans le cadre de la procédure légale.
Par ailleurs, le déménagement des bureaux de Prisma, repris en main depuis septembre par des proches de M. Bolloré, est prévu pour octobre, selon les syndicats.
Les salariés doivent être répartis sur deux sites: rue des Cévennes à Paris (sud de Paris), où se trouvent déjà d'autres médias dans le giron de M. Bolloré (CNews, Europe 1 et le JDD) et l'autre à Puteaux (proche banlieue).
Fin avril, la cour administrative d'appel de Versailles a invalidé un précédent plan social mené en 2025 à Prisma, qui prévoyait la suppression de 57 postes, en raison d'un "défaut d'information" du personnel. Ce plan a toutefois été mis en oeuvre car la procédure en justice n'était pas suspensive.