Grèce-Les conservateurs en tête des législatives, sans majorité absolue information fournie par Reuters 21/05/2023 à 22:33
(Actualisé avec nouveaux résultats et citations de Mitsotakis)
par Renee Maltezou et Lefteris Papadimas
ATHÈNES, 21 mai (Reuters) -
Le parti conservateur au pouvoir en Grèce Nouvelle Démocratie, dirigé par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, a remporté une large victoire aux élections législatives de dimanche mais n'a pas atteint le seuil lui permettant de former un nouveau gouvernement à lui seul.
Avec la plupart des votes comptabilisés, Nouvelle Démocratie obtenait 40,8% des voix, loin devant le parti de gauche Syriza de l'ancien chef du gouvernement Alexis Tsipras, crédité de 20,1%.
Selon les projections du ministère grec de l'intérieur, Nouvelle Démocratie pourrait obtenir 145 sièges, soit six de moins que la majorité absolue.
Lundi, la présidente grecque Katerina Sakellaropoulou donnera aux trois premiers partis - Nouvelle Démocratie, Syriza et le parti socialiste PASOK - trois jours, chacun à tour de rôle, pour former un gouvernement de coalition.
En cas d'échec, elle nommera un gouvernement intérimaire chargé de préparer de nouvelles élections environ un mois plus tard.
Kyriakos Mitsotakis a déclaré qu'il pensait avoir reçu un mandat clair.
"Les résultats du scrutin sont décisifs. Ils montrent que Nouvelle Démocratie a l'approbation du peuple pour gouverner, de manière forte et autonome", a-t-il dit à une foule en liesse devant le siège du parti, dans le centre d'Athènes.
Le vote de dimanche est une nette victoire pour le Premier ministre, dont le gouvernement a dû faire face à un scandale d'écoutes téléphoniques visant des hommes politiques, a la pandémie de COVID-19, à la crise liée au coût de la vie et à une catastrophe ferroviaire, le 28 février, qui a fait 57 morts.
La crise du coût de la vie a dominé la campagne, les candidats ayant tenté de s'attirer les faveurs des électeurs en s'engageant à augmenter le salaire minimum et à créer des emplois.
La flambée des prix a eu un impact profond sur les Grecs, dont le niveau de vie a par ailleurs souffert de la crise de la dette qui dure depuis dix ans. La Grèce a failli sortir de l'euro au plus fort de cette crise, en 2015.
Kyriakos Mitsotakis, élu en 2019, s'était montré confiant dans sa capacité à obtenir le soutien des quelque 10 millions de Grecs.
En Grèce, des élections ont lieu tous les quatre ans pour élire les 300 membres du Parlement.
(Reportage complémentaire de Deborah Kyvrikosaios et Tzina Kalovyrna, version française Benjamin Mallet)