Google, Shein et vie privée : un montant record de près de 487 millions d'euros d'amendes en 2025 infligées par la Cnil information fournie par Boursorama avec Media Services 09/02/2026 à 14:42
Deux sanctions majeures ont été infligées en septembre à Google et Shein pour non-respect de la législation sur les cookies.
C'est un montant record. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), gendarme de la vie privée en France, a infligé près de 487 millions d'euros d'amendes en 2025, lié à deux sanctions importantes contre Google et Shein, a-t-elle annoncé ce lundi 9 février. Dans son bilan annuel, l'autorité de contrôle relève qu'elle a prononcé 83 sanctions l'an dernier pour un total de 486,8 millions d'euros, contre 87 sanctions et 55,2 millions d'euros d'amendes en 2024.
Ce montant particulièrement élevé en 2025 s'explique par deux sanctions majeures infligées en septembre aux groupes américain Google (325 millions d'euros) et asiatique Shein (150 millions d'euros), pour non-respect de la législation sur les cookies. Ces traceurs, essentiels au secteur de la publicité en ligne et intégrés au modèle économique de nombreuses plateformes, font l'objet depuis plusieurs années d'un contrôle renforcé mené par l'autorité française. Le géant asiatique du prêt-à-porter discount avait annoncé dans la foulée qu'il allait former un recours devant le Conseil d'État et la Cour de justice de l'Union européenne, jugeant l'amende "totalement disproportionnée".
Le gendarme de la vie privée insiste sur "l'impact de ces pratiques pour les internautes"
Selon la Cnil, 21 sanctions ont été prononcées pour "dépôt sans le consentement de l'utilisateur, insuffisance des informations délivrées (ne permettant pas de recueillir un consentement éclairé), ou encore absence de prise en compte effective du refus de l'utilisateur ou du retrait de son consentement". L'organisme insiste sur "l'impact de ces pratiques pour les internautes, dont les données sont parfois traitées à leur insu, et sur le fait que les acteurs sanctionnés ne pouvaient ignorer les règles applicables, la Cnil ayant largement communiqué sur celles-ci depuis plusieurs années".
En outre, 16 organismes ont été sanctionnés l'an dernier pour non-respect des règles applicables à la vidéosurveillance des salariés. "La sécurisation insuffisante des données personnelles, l'absence de coopération avec la Cnil et le non-respect des droits des personnes constituent les trois principaux motifs de sanction dans le cadre de la procédure simplifiée", précise par ailleurs l'autorité. Mise en place en 2022 pour les dossiers "ne présentant pas de difficulté particulière" et pour lesquels une amende de 20.000 euros maximum peut être prononcée, cette procédure représente 67 des 83 sanctions prises en 2025.