Glucksmann manifestera jeudi avec les syndicats et ne se laissera pas impressionner par un accueil hostile
information fournie par AFP 02/11/2026 à 10:07

Le candidat à l'élection présidentielle de 2027, Raphaël Glucksmann, le 22 octobre 2026 à paris ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Raphaël Glucksmann ira manifester jeudi "aux côtés des syndicats" et ne se laissera pas "impressionner" par un éventuel accueil hostile de militants de la gauche radicale comme c'est le cas depuis le début de sa campagne.

"Je serai dans la rue aux côtés des syndicats car il y a une question en France qui est la question des bas salaires. On est dans une situation où vous travaillez et vous ne touchez pas assez pour pouvoir vivre dignement", a déclaré le candidat social-démocrate à la présidentielle sur BFMTV/RMC.

Le candidat propose notamment une baisse de la CSG sur les salaires, qui représente selon lui "100 euros par mois pour un salarié au salaire médian" (2.238 euros net selon l'Insee) et "83 euros pour un salarié au Smic".

Ces mesures seraient financées par une taxation accrue des plus gros héritages.

M. Glucksmann a par ailleurs indiqué qu'il ferait "campagne partout" alors qu'il peine à se rendre dans les manifestations, où il est régulièrement pris à partie par des militants de gauche, Insoumis selon lui.

Avec leur "propagande haineuse", ces militants "installent une atmosphère détestable", a-t-il dénoncé mais "les brutaux ne m'impressionnent pas".

"Quitte à prendre de la farine sur la tête, je pense que ça discrédite plus celui qui lance la farine que celui qui la reçoit", a-t-il jugé.

Le candidat a par ailleurs dit "comprendre tout à fait l'attitude des lycéens qui consiste à continuer la mobilisation".

"Il y a eu un début de réponse du gouvernement", a-t-il reconnu, "mais trop tard et encore trop floue".

A l'occasion du débat budgétaire, le gouvernement "doit montrer que ce ne sont pas des promesses en l'air".

"Après, oui, il va falloir à un moment retourner en cours mais, retourner en cours en ayant été entendu par le gouvernement", a-t-il estimé.