Gironde: le mégafeu révèle des obus de la Seconde Guerre mondiale, déminage au Porge
information fournie par AFP 03/08/2026 à 11:32

Des démineurs après la découverte d'obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans un quartier du Porge en Gironde, le 3 août 2026 ( AFP / ROMAIN PERROCHEAU )

Le mégafeu de Gironde a révélé la présence d'obus de la Seconde Guerre mondiale au Porge, où des opérations de déminage sont menées depuis plusieurs jours afin de permettre le retour complet des habitants, autorisés à regagner leur domicile lundi sauf deux quartiers.

Dans ce village, le plus touché par les destructions d'habitations en Gironde avec plus de 180 maisons brûlées, quatre obus d'environ 30 centimètres de long, rouillés et couverts de terre, gisaient au sol lundi matin au milieu d'une parcelle carbonisée, a constaté l'AFP.

Sur une clôture, un éclat d'obus a creusé un trou noirci de la taille d'une balle de tennis. Un petit véhicule 4x4 de reconnaissance parcourait lundi matin cette surface calcinée de cinq hectares.

Depuis vendredi, 75 obus ont été récupérés en surface et "il en reste davantage", selon le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, qui souhaite ne pas donner son nom. Un autre champ à proximité pourrait être concerné, selon l'officier.

Les lotissements Plein Soleil et Le Ferron, bouclés le temps du déminage, ne sont pour l'heure pas concernés par l'autorisation donnée dimanche aux habitants du Porge de regagner leur domicile, selon la préfecture.

"Tout un secteur a été protégé parce que nous avons comme des obus de la Seconde guerre mondiale qui sont enterrés (...) Ces zones sont fermées, elles sont protégées", avait prévenu dimanche Martial Zaninetti, maire du Porge, sur Facebook. L'élu ignorait lui-même la présence de ces munitions.

"Danger de mort absolu, présence d'obus", pouvait-on lire sur des pancartes aux abords du périmètre.

Pendant l'incendie, des déflagrations ont retenti, d'abord été confondues avec l'explosion de bonbonnes de gaz, mais il pourrait s'agir de ces obus, selon le commandant Thomas Mimiague, du Sdis 33.

"La priorité est le retour des habitants, donc il s'agit d'abord de ramasser les obus en surface. On verra les obus sous terre plus tard", a expliqué le commandant Philippe.

"Avec le temps qui passe, les obus deviennent plus sensibles, et avec la chaleur aussi", a-t-il ajouté.

Les obus seront stockés puis détruits sur un terrain militaire.

Ces munitions, à la fois allemandes et françaises, sont essentiellement des obus de mortiers, avec également quelques obus à tête explosive pour chars.

"Il ne s'agit pas d'un lieu de stockage officiel, on ne sait pas trop pourquoi ils sont là, on pense qu'ils ont été un peu abandonnés", a précisé le commandant Thomas Mimiague.