GB-Un proche de Starmer appelle au calme alors que se profile la bataille pour le remplacer information fournie par Reuters 15/05/2026 à 11:07
Un ministre britannique proche du Premier ministre Keir Starmer, a invité vendredi ses collègues à "prendre un peu de recul" dans la bataille qui se profile dans le camp travailliste pour remplacer le chef du gouvernement, disant que personne ne pouvait se prévaloir à ce stade d'un soutien suffisant pour le défier.
Keir Starmer est confronté depuis une semaine à d'intenses pressions qui visent à le convaincre de quitter le pouvoir, nombre de responsables travaillistes le jugeant responsable de la déroute électorale historique enregistrée par le Labour lors des dernières élections locales.
Sur le marché obligataire, les coûts d'emprunt de l'Etat britannique bondissent en réaction à la possibilité de voir Andy Burnham, le maire travailliste de 56 ans du Grand Manchester considéré comme étant le chef de file de l'aile gauche du parti, contester Keir Starmer.
Le rendement des Gilts à 30 ans GB30YT=RR avance ainsi vers 08h45 GMT de plus de 13 points de base, à 5,786%, non loin du pic de 30 ans atteint jeudi.
Les coûts d'emprunts sont en hausse à travers le monde en raison d'un regain des craintes inflationnistes du fait de la guerre en Iran mais la progression du rendement des obligations britanniques est plus marquée que celle des autres.
"Je ne vais pas nier que ça a été une semaine vraiment difficile pour nous tous, mais je conseillerais simplement à mes collègues en ce moment : respirez un bon coup, réfléchissez à ce qui est arrivé aux conservateurs quand ils ont fait ça", a dit à Times Radio le ministre du Logement Steve Reed, allié fidèle de Keir Starmer.
Il faisait référence au Parti conservateur qui, à la fin de sa longue présence au pouvoir, a connu plusieurs changements chaotiques à sa tête avant de subir une défaite historique face au Parti travailliste de Keir Starmer lors des élections législatives de 2024.
Steve Reed a déclaré que le parti devait s'unir derrière le Premier ministre et résister à la distraction que représente une course à la direction.
"Le fait est qu'il n'y a pas de concurrent sérieux, personne n'a réuni les 81 nominations nécessaires pour se présenter contre le Premier ministre", a-t-il ajouté, faisant référence à la procédure officielle du parti travailliste pour lancer une course à la direction.
(Sam Tabahriti, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Augustin Turpin)