GB: L'économie a repris des couleurs en juin avec la canicule et la Coupe du monde
information fournie par Reuters 13/08/2026 à 11:20

Des fans de musique country lors de la première journée du festival BST Hyde Park, alors qu'une alerte orange à la canicule reste en vigueur dans le sud-est de l'Angleterre.

L'économie britannique a connu une croissance ‌inattendue sur le seul mois de juin, les entreprises ayant profité d'une halte dans la flambée ​des prix de l'énergie liée à la guerre en Iran, de la Coupe du monde de football et des fortes chaleurs, selon des chiffres publiés jeudi.

L'Office national de la statistique (ONS) ​précise ainsi que le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,3% en juin, la Grande-Bretagne étant ainsi en passe d'afficher ​la plus forte croissance semestrielle du G7.

"Dans l'ensemble, ⁠l'économie semble avoir très bien résisté à la guerre en Iran, avec peu ‌de signes que les consommateurs ou les entreprises réduisent leur activité en réponse à la hausse des prix du pétrole", déclare Thomas Pugh, économiste en ​chef du cabinet comptable RSM ‌UK. "À l'avenir, cependant, la croissance est susceptible de ralentir", ajoute-t-il.

Les économistes ⁠interrogés par Reuters tablaient sur une croissance atone d'un mois sur l'autre en juin.

L'Office a précisé que le nombre d'entreprises citant des pressions liées à la guerre au Moyen-Orient avait ⁠diminué en juin, durant ‌la période de cessez-le-feu.

Par ailleurs, la Coupe du monde a profité aux ⁠producteurs de boissons alcoolisées, au secteur alimentaire ou encore aux entreprises audiovisuelles et publicitaires, tandis ‌que les détaillants ont cité l'effet favorable de la canicule.

La croissance a ⁠été tirée par le secteur des services (+0,4%), alors que la production industrielle ⁠a recule de 0,2% ‌et la construction de 0,1%.

La croissance de l'économie a ralenti à +0,4% sur avril-juin 2026, comme ​prévu par les économistes, après +0,6% au premier ‌trimestre.

Andrew Hunter, économiste chez Moody's Analytics, note la croissance observée dans la consommation des ménages et les investissements des ​entreprises.

"Cela dit, il convient de se rappeler le schéma répété ces dernières années : une forte croissance au cours du premier semestre est suivie d’un ralentissement marqué au second", ⁠nuance-t-il.

La Banque d'Angleterre avait anticipé une croissance 0,3% au deuxième trimestre, tout en ajoutant que la croissance sous-jacente ralentirait pour atteindre zéro durant la période de juillet à septembre.

Sur un an, le PIB a augmenté de 1,2% au premier trimestre, contre +1,1% anticipé par le consensus et +0,9% au premier trimestre 2026.

(William Schomberg et Andy Bruce, Version française Matthieu Huchet et Augustin Turpin, ​édité par Benoit Van Overstraeten)