GB-Burnham promet de s'attaquer aux problèmes du pays les plus profonds information fournie par Reuters 29/09/2026 à 18:49
par Elizabeth Piper, Alistair Smout et Andrew MacAskill
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a promis mardi de redynamiser la Grande-Bretagne en s'attaquant aux problèmes les plus profonds, comme le système social, le logement et les services publics, tout en admettant, lors d'un discours qu'il a décrit comme "honnête", que cela prendrait du temps.
Au cours de la conférence annuelle du Parti travailliste, à Liverpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre, le dirigeant est apparu ému en disant imaginer le pays que son père, décédé ce mois-ci, aimerait voir.
Il a présenté sa vision à long-terme, avec notamment un contrôle accru de l'Etat sur les services publics, une réforme du système des retraites et la construction de logements sociaux supplémentaires.
Toutefois, celui qui a succédé en juillet dernier à Keir Starmer la tête du Labour et du pays a ajouté qu'il pourrait bâtir seulement les fondations pour régler ses priorités, se disant contraint à court-terme par des finances publiques exsangues et les promesses de baisses d'impôts effectuées par le précédent gouvernement.
De quelconques résultats pourront être constatés seulement après les prochaines élections nationales, attendues en milieu d'année 2029, et au cours de la prochaine décennie, a prévenu Andy Burnham, appelant ses pairs du Labour à garder la foi.
Quand il est arrivé sur l'estrade, il a déclaré vouloir s'abstenir de la "démagogie" habituelle lors de tels rendez-vous pour offrir un "prospectus plus sérieux pour la Grande-Bretagne que ce qui a été proposé aux gens en une génération".
Il a exprimé son intention de lutter contre les grands problèmes qui freinent selon lui le pays, promettant sur le long-terme d'accélérer le développement des logements sociaux, d'aider les jeunes chômeurs à retrouver un emploi, de répondre à la crise du système d'aide sociale et, potentiellement, de placer les compagnies des eaux sous contrôle public.
Le Premier ministre travailliste a admis que les contraintes financières limitaient ce qu'il serait en mesure de faire à court-terme, ajoutant avoir tenté dans l'immédiat, avec des moyens limités, d'offrir une petite "respiration" à la population, en plafonnant les prix des tickets de bus et en supprimant la TVA sur les factures d'électricité.
"J'espère que vous verrez cela comme un signe, un signe fort, de notre intention de faire baisser vos factures et vos prix, dans l'attente de changements plus grands", a-t-il dit.
"J'aimerais faire vite, mais je dois être honnête à propos de ce que le pays peut se permettre", a-t-il poursuivi. "Je vais m'en tenir à nos règles budgétaires afin de faire baisser l'emprunt et la dette. L'approche que je détaille aujourd'hui est l'approche responsable".
(Elizabeth Piper, Alistair Smout et Andrew MacAskill; version française Jean Terzian, édité Benoit Van Overstraeten)