Gabriel Attal officialise sa candidature à la présidence de la République
information fournie par Reuters 22/05/2026 à 13:34

L'ancien Premier ministre et actuel patron du parti Renaissance, Gabriel Attal

L'ancien Premier ministre et actuel patron du parti Renaissance, ‌Gabriel Attal, a annoncé vendredi dans l'Aveyron sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, ajoutant son nom à une liste déjà ​longue de prétendants de la droite et du centre.

"Oui, j'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République", a déclaré le député des Hauts-de-Seine âgé de 37 ans sur la place du village, face au monument aux morts de Mur-de-Barrez, en ​Aveyron.

Aux "cinquante nuances de gestion du déclin", il a opposé son souhait d'"apaiser, élever, s'élever, grandir, conquérir et renouer avec un optimisme", prônant une "élévation" individuelle et collective.

"J'aime passionnément ​la France, j'aime son histoire, sa culture, son agriculture, ses ⁠paysages, son génie", a aussi déclaré le candidat, qui sera en meeting à Paris le 30 mai.

Issu de la ‌gauche, Gabriel Attal doit son ascension politique à Emmanuel Macron, chef de l'Etat depuis 2017, occupant tour à tour les fonctions de ministre des Comptes publics, porte-parle du gouvernement et ministre de l'Education nationale ​et de la jeunesse.

Promu plus jeune Premier ‌ministre de la Ve République le 9 janvier 2024 à l'âge de 34 ans, il ⁠n'avait pas été informé de la dissolution de l'Assemblée nationale annoncée au mois de juin suivant par Emmanuel Macron.

La défaite du camp présidentiel l'a conduit à laisser sa place à Matignon à Michel Barnier début septembre.

ATTAL ET PHILIPPE FERONT LE POINT DÉBUT ⁠2027

Secrétaire général de Renaissance ‌depuis décembre 2024 et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, Gabriel Attal a ⁠pris ses distances avec l'impopulaire chef de l'Etat et suivi son propre chemin politique.

Auteur d'un livre publié en mars, "En homme ‌libre", Gabriel Attal a effectué de nombreux déplacements ces dernières semaines dans tout le pays, distillant quelques idées ⁠de son futur programme, qui prévoit notamment une refonte du système social conçu au sortir ⁠de la Deuxième guerre mondiale.

En ‌couple avec Stéphane Séjourné, le commissaire européen chargé de la Stratégie industrielle, il est favorable à un débat sur la légalisation ​de la gestation pour autrui.

Dans une tribune publiée le week-end dernier ‌par La Tribune Dimanche, un demi millier d'élus locaux, dont le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier, et le maire de Bordeaux, Thomas ​Cazenave, l'ont appelé à se lancer dans la course à l'Elysée.

La candidature de Gabriel Attal s'ajoute notamment à celles d'Edouard Philippe, président d'Horizons, et de Bruno Retailleau, désigné par les militants de son parti Les Républicains.

Devant la multiplication des ambitions ⁠et le poids des extrêmes - Rassemblement national à droite et La France insoumise à gauche - dans les sondages, beaucoup jugent indispensable une candidature unique de la droite et du centre à la présidentielle pour éviter une dispersion des voix.

Selon leurs entourages, Gabriel Attal et Edouard Philippe entendent faire le point sur cette question début 2027, au vu de leurs situations respectives à ce moment-là.

A la différence d'Edouard Philippe, qui la rejette, Gabriel Attal n'a pas exclu la possibilité d'une primaire pour son camp.

(Reportage ​Elizabeth Pineau, édité par Benoit Van Overstraeten)