Fusillade d'Aubagne : un deuxième mineur mis en examen pour complicité et placé sous contrôle judiciaire information fournie par AFP 16/10/2026 à 23:08
Un deuxième mineur, 13 ans, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire vendredi, soupçonné d'être un complice de l'adolescent ayant ouvert le feu au sein de son collège Lakanal d'Aubagne en début de semaine, a indiqué vendredi une source judiciaire.
Plus précisément, ce jeune, originaire du Nord de la France, est mis en examen pour complicité de tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.
Le 12 octobre, un jeune a pénétré dans son collège Lakanal, vers 9H20, dans les Bouches-du-Rhône. Il était "intégralement vêtu de noir et ganté", selon le parquet national antiterroriste. Dans un étui à guitare, il avait notamment dissimulé une arme à feu.
L'attaque a pris fin grâce à l'intervention du conseiller principal d'éducation, qui est parvenu à le "désarmer", souligne le Pnat.
L'assaillant a été mis en examen et écroué mercredi soir.
A la différence du collégien tireur, le deuxième mineur a été placé "sous contrôle judiciaire comprenant notamment l'obligation de respecter les conditions d'un placement en centre éducatif fermé", a précisé la source judiciaire.
Ces mesures de sûreté avaient été requises par le parquet national antiterroriste.
Les investigations en cours doivent permettre d'établir les responsabilités, dans un dossier où la justice antiterroriste fait un lien avec une mouvance, "True Crime Community", née en Amérique du Nord et fascinée par les tueries de masse.
Au cœur du dossier, il y a notamment l'exploitation des supports numériques saisis au cours de la perquisition réalisée à son domicile : les enquêteurs ont notamment mis au jour "l'utilisation par le mis en cause de nombreux comptes de réseaux sociaux sur Protonmail, Discord, Snapchat ou TikTok".
L'un des comptes de l'assaillant "étant exclusivement dédié à la republication de contenus liés à cette communauté, d'une extrême violence et plus particulièrement relatifs aux tueries scolaires", selon le ministère public.
Globalement, la sphère TCC "est un point de préoccupation" mais constitue une menace "totalement marginale par rapport au reste de la menace terroriste", avait relevé jeudi le procureur antiterroriste Olivier Christen : "la menace jihadiste représente à peu près 88% des procédures que nous avons, y compris pour les mineurs".
"Quelques dizaines" de jeunes en lien avec la mouvance "True Crime Community" sont surveillés par les services de sécurité, a de son côté indiqué vendredi le ministre de l'Intérieur. "C'est un phénomène qui monte en France", a expliqué Laurent Nuñez sur France 2.