Frappes israéliennes sur la bande de Gaza, quatre morts, pourparlers au Caire
information fournie par Reuters 30/07/2026 à 11:47

Un proche de la défunte porte le corps de la jeune Palestinienne Rateel Al-Balawi, tuée lors d'une frappe israélienne sur une tente, selon les secouristes, lors de ses funérailles à Khan Younis

Au moins quatre personnes, ‌dont deux enfants, ont été tuées jeudi dans des bombardements israéliens sur la bande ​de Gaza, rapportent les autorités médicales.

A Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, une frappe de l'armée israélienne sur un camp de toile a tué un homme et une ​fillette de huit ans, précisent des sources médicales.

Dans le camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de l'enclave, ​un autre bombardement aérien de Tsahal sur ⁠une maison a tué un bébé de 18 mois et blessé huit personnes, ‌selon des sources médicales.

Une frappe visant un Palestinien circulant à vélo près d'un camp de tentes abritant des familles déplacées dans la ville de ​Gaza a fait un ‌mort et dix blessés.

L'état-major israélien a déclaré que ces attaques visaient ⁠des membres du Hamas, sans plus de précisions.

Selon un bilan des autorités médicales gazaouies, plus de 1.200 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne depuis l'annonce d'un cessez-le-feu en ⁠octobre 2025 sous la ‌pression du président américain Donald Trump. Le Hamas ne rend pas ⁠publiques les pertes qu'elle subit. L'armée israélienne a déploré pour sa part quatre morts ‌dans ses rangs.

Des représentants du Hamas étaient jeudi au Caire pour des ⁠discussions avec les médiateurs égyptiens, qataris et turcs au sujet de ⁠la mise en oeuvre ‌de la seconde phase du plan de paix voulu par Washington, sous l'égide du ​Conseil de la paix.

Un responsable du Hamas ‌a assuré jeudi que le mouvement venait avec une réponse "bonne et positive", sans toutefois préciser s'il consentait à son ​désarmement, élément phare de la seconde phase sur lequel les pourparlers achoppent depuis des mois.

Des sources proches du Hamas affirment que la milice chiite est disposée ⁠à "enfermer et stocker" ses armes lourdes sous la supervision d'une instance palestinienne mais qu'elle se refuse à les remettre à Israël.

L'Etat hébreu, qui contrôle 64% du territoire, exige le désarmement total du Hamas et son retrait de toutes les instances de gouvernance de la bande de Gaza, qui compte quelque deux millions d'habitants.

(Reportage Nidal al-Mughrabi; version française Sophie ​Louet, édité par Benjamin Mallet)