Frappe d'Israël dans le nord du Liban, au moins 18 morts information fournie par Reuters 14/10/2024 à 16:35
(Bien lire §1-2 source Croix-Rouge libanaise et non ministère)
par Artorn Pookasook et Maya Gebeily
Israël a élargi lundi ses opérations contre le mouvement libanais Hezbollah et frappé pour la première fois la région à majorité chrétienne d'Aitou dans le nord du Liban, faisant au moins 18 morts, a annoncé la Croix-Rouge libanaise.
La frappe israélienne a touché une maison qui avait été louée à des familles déplacées, a déclaré à Reuters le maire d'Aitou, Joseph Trad. Une personne a aussi été blessée, selon la Croix-Rouge.
Outre le conflit contre le Hamas dans la bande de Gaza, Israël a intensifié depuis septembre ses attaques contre le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l'Iran, et mène des opérations terrestres dans le sud du Liban, près de sa frontière.
Jusqu'à présent, les opérations militaires israéliennes au Liban s'étaient concentrées principalement sur le Sud, la vallée de la Bekaa et les environs de la capitale libanaise Beyrouth.
Nombre de hauts représentants du Hezbollah, dont son chef emblématique Hassan Nasrallah, ont été tués. Lundi, l'armée israélienne a dit avoir tué Mohammed Kamel Naïm, le commandant de l'unité de missiles antichars de la force d'élite Radwan du Hezbollah dans le sud du Liban.
Le Hezbollah n'a pas fait de commentaires.
Les opérations de Tsahal au Liban ont notamment provoqué de fortes tensions entre Israël et la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) chargé du maintien de la paix dans la région, qui a
affirmé dimanche
que deux chars israéliens avaient forcé l'entrée d'une de ses bases. Israël a démenti cette version des faits.
Plusieurs casques bleus ont par ailleurs été blessés ces derniers jours après des tirs de Tsahal.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé dimanche au secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, d'ordonner le départ des casques bleus des zones de combats dans le sud du Liban.
Lundi, le Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères Josep Borrell a jugé les attaques contre des soldats de la Finul "absolument inacceptables".
Les pays européens, dont la France, l'Italie et l'Espagne, ont déployé des milliers de soldats sur les 10.500 que compte la mission de la paix onusienne.
Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré lundi rejeter les propos de Benjamin Netanyahou appelant au retrait de la Finul et dit son "plein soutien" à la mission des casques bleus.
(Rédigé par Michael Georgy, version française Blandine Hénault)