France-Suède : garder la tête froide
information fournie par So Foot 30/06/2026 à 02:28

France-Suède : garder la tête froide

Favoris désignés de cette Coupe du monde par la quasi-totalité des observateurs étrangers, les Bleus de Didier Deschamps rentrent ce mardi dans le moment qu'ils appelaient de leurs voeux depuis la Norvège, à savoir un match « qui compte » qui devrait finir de les situer sur le planisphère.

C’est le lot d’une Coupe du monde et après tout assez bête de le dire, mais il est étrange de se dire que cette équipe de France, elle et ses promesses tout juste entrevues, pourrait quitter l’Amérique dès ce mardi soir en cas de revers face à la Suède, au moment où l’on commence précisément à croire qu’elle peut se chercher un petit pied à terre sympa près de Central Park, un boulot de serveur en ville et une petite amie new-yorkaise. Car ce seizième de finale se situe là : dans un moment de confiance que tout le monde ressent – et exprime -, joueurs, suiveurs comme adversaires, lesquels ne prennent même plus de pincettes pour dire que les Bleus sont les immenses favoris qu’ils n’osent pas affirmer être. Ainsi Ståle Solbakken, l’entraîneur de la Norvège, déclaré cliniquement mort pendant dix minutes à la suite d’une crise cardiaque en 2001, qui déclara à son réveil de coma avoir vu « un grand tunnel bleu » et, en somme, un type à qui plus grand chose ne fait peur, a envoyé son équipe B comme on se couche devant plus fort que soi, parce qu’à quoi bon, après tout.

Il y a tout dans cette EDF, et même plus : l’effectif, l’ambiance de groupe, le sélectionneur et son histoire personnelle. En 2000, lorsque Roger Lemerre avait perdu son père en pleine compétition, le groupe s’était soudé autour de sa douleur, avait confié Robert Pirès, et questionné sur ce point dans l’après-match de France-Norvège, Guy Stéphan a confirmé la « proximité » du groupe France avec son coach, de retour aux manettes au moment où ça compte. « C’est évidemment très dur , a déclaré pudiquement ce dernier hier dans un préfabriqué climatisé à l’extérieur du MetLife Stadium. C’est bien d’avoir la tête occupée. » Quelques minutes plus tôt, Adrien Rabiot avait lui-même estimé qu’aller « le plus loin possible dans la compétition » lui permettrait « d’oublier un peu tout ça » , une chimère, bien sûr, mais une illusion qu’il est bon de poursuivre.…

Par Théo Denmat, à New-York pour SOFOOT.com

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