France : stabilité de l'activité en juillet, inquiétude pour la suite information fournie par Boursorama avec AFP 24/07/2026 à 10:59
L'activité du secteur privé en France a affiché "une plus grande stabilité" en juillet, atteignant un niveau au plus haut depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, mais il serait "trop optimiste" de miser sur la poursuite de cette tendance, selon l'indice PMI publié vendredi par l'agence S&P Global.
L'indice "flash" mesurant l'activité est remonté à 49,6 en juillet (après 47,2 en juin), un "plus haut depuis cinq mois" et un niveau très proche des 50, a souligné S&P Global dans un communiqué. Un indice inférieur à 50 signale une baisse de l'activité.
"Il a ainsi atteint son plus haut niveau depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient" fin février, selon le communiqué. Une "trajectoire ascendante" qui "reflète une stabilisation du vaste secteur des services français - une évolution notable par rapport aux fortes contractions observées au 2e trimestre", ajoute S&P Global.
Joe Hayes, économiste de S&P Global Market Intelligence, relève que les "dernières données de l'enquête sont plutôt positives" car "l'indice PMI s'est à nouveau redressé par rapport à son plus bas de mai et les tensions inflationnistes se sont atténuées".
Mais "il semble trop optimiste de miser sur la poursuite de cette dynamique, compte tenu du renforcement des pressions sur les marchés du pétrole et du gaz observées ces derniers jours", prévient-il.
Les tensions sur l'approvisionnement "pourraient en effet pousser la Banque centrale européenne à durcir davantage sa politique monétaire, ce qui accentuerait les vents contraires", écrit-il encore. "L'escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran engendre de nouvelles incertitudes en matière d'inflation, de coûts d'emprunt et d'évolution du climat géopolitique", note-t-il.
L'analyse par secteur montre "une légère accélération de la baisse de l'activité du secteur manufacturier" et une stabilité dans le secteur des services, selon le communiqué.
Les résultats de l'enquête montrent également "une légère amélioration de la demande", car la reprise des nouveaux contrats dans le secteur des services "a compensé l'accélération de la baisse des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier", ce qui "met fin à sept mois consécutifs de recul du volume global des nouvelles affaires dans le secteur privé français".