France: rebond de l'activité du secteur privé en septembre, sans euphorie (PMI) information fournie par Boursorama avec AFP 05/10/2026 à 11:07
L'activité du secteur privé en France a renoué avec la croissance en septembre, malgré une demande toujours fragile et une hausse de l'inflation, selon l'indice PMI composite publié lundi par l'agence S&P Global.
Ce rebond pourrait en partie refléter un rattrapage après les fortes chaleurs qui avaient pénalisé l'activité en août, explique Joe Hayes, économiste de S&P Global, cité dans le communiqué.
L'indice mesurant l'activité, moyenne pondérée de l'indice de la production du secteur manufacturier et de celui des services, s'est établi à 51,1 contre 48,5 en août, son plus haut niveau depuis 25 mois.
Il repasse ainsi au-dessus du seuil de 50 séparant contraction et expansion de l'activité.
Toutefois, les perspectives d'activité à un an se sont dégradées, avec un optimisme des entreprises des services au plus bas depuis mai. Elles citent notamment la période électorale à venir, les taux d'intérêt élevés et la faible confiance des clients comme sources d'inquiétude.
Pour septembre, dans le secteur manufacturier, l'indice, publié le 1er octobre, est passé de 51,1 en août à 50,6, se maintenant pour le deuxième mois consécutif au dessus du seuil des 50.
Dans les services, l'indice s'est redressé à 51,2 après 48,0 en août, signalant une première progression de l'activité depuis décembre.
Certaines entreprises interrogées ont fait état d'une augmentation du nombre de clients, mais les nouvelles commandes ont encore légèrement diminué, freinées par le climat d'incertitude dans le pays, détail lundi S&P Global.
Les commandes venues de l'étranger ont reculé pour le 14e mois consécutif, mais à un rythme plus faible que les mois précédents.
Les tensions sur les coûts se sont renforcées dans les services, les entreprises mentionnant notamment l'important renchérissement du carburant, du matériel informatique et des matières premières.
Pour préserver leurs marges, elles ont augmenté leurs prix de vente, à leur rythme le plus rapide depuis plus de trois ans.
Avec la poursuite de la guerre au Moyen-Orient, le risque de voir la hausse des coûts du pétrole et du gaz se diffuser à davantage de secteurs augmente, avertit Joe Hayes.
L'emploi dans les services a continué de baisser, mais à un rythme "marginal".