France/PMI: Le secteur des services a continué de se contracter en avril
information fournie par Reuters 06/05/2026 à 10:29

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Le secteur des services ‌en France s'est à nouveau contracté en avril, la demande s'étant affaiblie ​dans un contexte d'incertitudes économiques et politiques lié à la guerre en Iran, montre l'enquête mensuelle publiée mercredi par S&P Global.

L'indice PMI définitif HCOB ​France des services est tombé à 46,5 en avril, en ligne avec la première estimation, ​contre 48,8 en mars.

Le chiffre d'avril correspond ⁠au niveau le plus bas depuis février 2025.

Toute lecture inférieure à ‌50 indique une contraction de l'activité.

L'indice PMI composite final, qui englobe à la fois les secteurs des services et ​de l'industrie manufacturière, a ‌également reculé à 47,6, contre 48,8 en mars, tombant ⁠à son plus bas niveau depuis février 2025.

Les nouvelles commandes dans le secteur des services ont pour leur part chuté à un rythme jamais ⁠vu depuis novembre ‌2023, les entreprises invoquant un ralentissement des prises de décision ⁠des clients, des pressions inflationnistes et des vents contraires géopolitiques, a ‌indiqué S&P Global.

Les pressions sur les coûts se sont également ⁠intensifiées, l'inflation des prix des intrants atteignant son plus ⁠haut niveau en 29 ‌mois, sous l'effet de la hausse des coûts de l'énergie et des ​matières premières due à l'impact de ‌la guerre en Iran.

"Les services et l'industrie manufacturière ont tiré l'économie française dans des directions ​opposées en avril. Il convient toutefois de relativiser l'expansion de l'industrie manufacturière, qui risque d'être éphémère en raison d'une anticipation des commandes ⁠avant les hausses de prix attendues", souligne Joe Hayes, économiste chez S&P Global Market Intelligence.

"Le secteur des services, en revanche, a subi un coup dur en termes de demande en raison de l'incertitude croissante, ce qui a entraîné un affaiblissement de l'activité", ajoute-t-il.

(Reportage Sudip Kar-Gupta ; version française Diana Mandia ; édité ​par Benoit Van Overstraeten)