France/Lycées-Le préfet de police de Paris appelle à des formes d'actions pacifiques information fournie par Reuters 03/10/2026 à 20:03
Le mouvement dans les lycées, protestant contre des conditions d'enseignement dégradées, doit s'en tenir à des "formes d'actions pacifiques", déclare samedi le préfet de police Patrice Faure dans une lettre ouverte, qui condamne les nombreux actes de violence qui ont émaillé la semaine écoulée.
Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray a tenté de calmer la mobilisation dans les lycées en France en recevant vendredi les représentants de syndicats étudiants, qui ont fait part de leur déception et appelé à poursuivre leur mouvement.
Tout en se désolidarisant des violences ayant éclaté en marge des blocages d'établissements, ils ont appelé à des rassemblements mardi 6 octobre et seront rejoints par plusieurs confédérations syndicales dont la CGT.
Depuis lundi, environ 5.000 personnes, pour la plupart des adolescents, ont été interpellées dans tout le pays et des dizaines d'autres ont été blessées.
Agathe Foucault, porte-parole de la police nationale, a déclaré plus tôt dans la journée sur RTL que plus de 600 policiers avaient également été blessés.
Au cours des épisodes de violence, des enseignants et des passants ont été agressés, tandis que les dégâts matériels sont estimés à plusieurs dizaines de millions d'euros.
"Quoi qu'ils en disent, ceux qui ont impulsé le mouvement ne le contrôlent plus. Il est ainsi plus que temps de revenir à des formes d'actions pacifiques", déclare Patrick Faure.
Le mobilisation lycéenne est partie le 18 septembre d'établissements en banlieue parisienne défavorisés avant de s'étendre au reste du pays. Plus de 400 lycées - sur un total de quelque 3.700 - sont ainsi restés fermés vendredi.
"Nous interviendrons quand il le faudra mais il faut à présent que chacun entende quelles sont ses responsabilités", a déclaré Patrick Faure, en appelant également aux parents.
Les élèves qui bloquent les lycées dénoncent notamment des classes surpeuplées, le manque d'enseignants ou encore la vétusté des bâtiments, attribuant ces problèmes à des années de sous-investissement dans le secteur de l'enseignement public.
(Rédigé par John Irish et Benoit Van Overstraeten)