France: Le gouvernement a démissionné, bataille en vue pour le perchoir information fournie par Reuters 17/07/2024 à 09:30
Le président Emmanuel Macron a accepté la démission de Gabriel Attal et celle de son gouvernement, qui sera chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'à ce qu'un nouveau Premier ministre soit nommé, un processus qui pourrait prendre du temps compte tenu de l'absence de majorité claire dans une Assemblée nationale morcelée.
"Cela pourrait durer quelques semaines", a dit mardi soir Gabriel Attal sur TF1. Le Premier ministre démissionnaire a souhaité former un "pacte d'action" en vue de la formation d'un nouvel exécutif.
Les ministres démissionnaires qui ont été élus députés pourront participer jeudi à l'élection du président de l'Assemblée nationale. La présidente sortante macroniste Yaël Braun-Pivet, la députée LR Annie Genevard et le centriste Charles de Courson se sont pour l'heure portés candidats.
A gauche, les forces composant le Nouveau Front populaire, arrivé en tête des législatives mais très loin de la majorité absolue, se sont mises d'accord sur le principe d'une candidature commune au perchoir.
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS :
08h50 - Marine Le Pen a estimé sur BFM TV que les ministres démissionnaires élus députés ne devraient pas participer jeudi au vote pour la présidence de l'Assemblée nationale, y voyant une "violation de l'esprit de la Constitution".
Dénonçant une nouvelle fois le "bourbier" issu de la dissolution et des élections législatives anticipées, la dirigeante du Rassemblement national a dénoncé une "classe politique qui tourne sur elle-même".
"Emmanuel Macron a fait la dissolution pour soi-disant rendre le pouvoir au peuple et en réalité c’est la technocratie qui va prendre le pouvoir", a-t-elle ajouté en disant se préparer pour une nouvelle dissolution dans un an.
08h30 - Annie Genevard, secrétaire générale Les Républicains, s'est portée candidate pour la présidence de l'Assemblée nationale et se voit en "troisième voie" qu'elle espère "apaisante".
"Ma candidature a une forme de légitimité, le jeu est complètement ouvert", a déclaré la députée du Doubs sur France Inter, en se disant opposée à l'exclusion de certaines forces politiques comme le RN des instances de l'Assemblée.
07h50 - Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, s'est déclarée "en colère", "écoeurée" et "désolée du spectacle" donné aux Français par le Nouveau Front populaire, incapable de s'entendre sur le nom d'une candidature à Matignon.
Sur France 2, la dirigeante écologiste a déploré "la guerre de leadership" entre La France insoumise et les socialistes et "le jeu très dangereux" joué par Emmanuel Macron pour fracturer la gauche. Le Rassemblement national "se régale de ce qu'on est en train de fabriquer", a-t-elle dit.
(Rédigé par Jean-Stéphane Brosse, avec Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)