France-L'inflation IPCH accélère à 3,4% en septembre avec les prix de l'énergie
information fournie par Reuters 30/09/2026 à 13:25

Des clients font leurs courses sur un marché local à Paris

par Coralie Lamarque

L'inflation en France, harmonisée selon les ‌normes européennes (IPCH), s'est accélérée plus que prévu et ressort à 3,4% sur un an en ​septembre, son plus haut niveau depuis janvier 2024, montrent les données préliminaires publiées mercredi par l'Insee.

L'indice IPCH, qui permet la comparaison avec les autres pays de la zone euro, s'était établi à ​2,6% en août.

Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une accélération à 3,1% pour le mois de septembre.

"L’ensemble (des) indicateurs indiquent ​que l’inflation énergétique se diffuse bien au reste ⁠de l’économie, mais de manière limitée à ce stade, et dans des proportions sans ‌aucune mesure par rapport au choc inflationniste de 2022", a écrit Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco, dans une note.

Les prix de l'énergie ​ont grimpé en septembre de ‌21,2% sur un an, après une progression de 16,7% un mois ⁠plus tôt, tandis que ceux de l'alimentation avancent de 1,5% et ceux des services de 2,2%.

Si l'inflation harmonisée en glissement annuel venait à être confirmée à 3,4%, il s'agirait du niveau le ⁠plus élevé depuis ‌janvier 2024 (+3,4%), en raison également à l'époque de l'augmentation des prix de l'énergie.

Les ⁠analystes d'ING indiquent dans une note que la hausse des prix de l’énergie s’est transmise ‌plus directement à l’inflation française qu'ailleurs en Europe, étant donné que le gouvernement ⁠français a privilégié des aides ciblées plutôt que des aides généralisées, ⁠contrairement à d'autres pays.

La ‌publication des données préliminaires françaises intervient à quelques heures de celles de l'Allemagne (12h00 GMT) et avant ​celles de la zone euro vendredi (09h00 GMT).

Les analystes ‌d'ING estiment que l'inflation devrait rester plus contenue en France que dans le reste de la zone euro, les ​pressions sous-jacentes, hormis l'énergie, restant plus faibles qu'ailleurs en Europe.

Sur un mois, l'indice IPCH français diminuerait de 0,4% en septembre, tandis que les économistes anticipaient -0,5% et après +0,7% en août.

Aux ⁠normes françaises, l'indice des prix à la consommation (IPC) ressortirait à 3,0% en septembre en rythme annuel, contre des attentes à +2,8% et après +2,4% en août.

Sur un mois, l'indice IPC se replierait de 0,3%, contre des attentes à -0,6% et après +0,7% en août.

"Cette baisse s’expliquerait par le recul saisonnier des prix des services après la période estivale", a indiqué l'Insee dans un communiqué.

(Rédigé par Coralie ​Lamarque, édité par Augustin Turpin)