France-L'économie résiliente mais la guerre en Iran pèse, pas de prévision pour le T2-BdF information fournie par Reuters 12/05/2026 à 20:00
L'économie française continue de se montrer résiliente malgré la guerre en Iran mais ralentie du fait des incertitudes et de la hausse du prix des hydrocarbures qui en découle, a déclaré mardi la Banque de France (BdF) dans sa note de conjoncture mensuelle.
La banque centrale française précise que l'incertitude entourant la durée et l'ampleur du conflit au Moyen Orient est trop élevée pour lui permettre de fournir - comme elle le fait habituellement - une estimation chiffrée de la croissance du produit intérieur brut (PIB) pour le deuxième trimestre.
L'activité a toutefois continué de progresser en avril, bien qu'à un rythme plus modéré, montre l'enquête réalisée entre le 28 avril au 6 mai auprès d'environ 8.500 entreprises.
Elle est portée notamment par la croissance toujours soutenue de la production industrielle, notamment dans les équipements électriques et l'aéronautique ainsi que dans les produits informatiques électroniques optiques, tirés par le secteur de la défense.
Néanmoins, les chefs d'entreprise évoquent une incertitude croissante, la flambée des prix du pétrole se répercutant sur le coût des matières premières et les frais de transport.
Les tensions sur les chaînes d'approvisionnement se sont intensifiées dans les industries énergivores, tandis que les services plus exposés aux fluctuations du prix des carburants, notamment le transport et la logistique, voient leurs marges se réduire.
"Tous secteurs confondus, les chefs d’entreprise continuent d’exprimer des préoccupations sur les prix des matières premières et des perturbations logistiques", souligne la BdF.
Pour le mois de mai, les chefs d'entreprise anticipent que l'activité évoluerait peu, voire diminuerait légèrement dans l'industrie et le bâtiment et reculerait un peu plus nettement dans les services, pour la première fois depuis mars 2025, indique la BdF.
L'activité économique de la France a marqué le pas au premier trimestre avec un PIB stable sur la période, selon la première estimation publiée fin avril par l'Insee, alors que la BdF avait prévu une croissance de 0,3%.
(Rédigé par Leigh Thomas, version française Diana Mandia, édité par Blandine Hénault)