France-L'économie rebondit au T2 avec les dépenses des ménages et la reprise des exportations
information fournie par Reuters 30/07/2026 à 09:51

Un client achète des légumes dans un magasin d'alimentation bio Naturalia géré par le groupe Casino, à Bretigny-sur-Orge

L'économie de la France a rebondi ‌comme prévu au deuxième trimestre après la légère contraction enregistrée au cours des trois ​mois précédents, montre la première estimation publiée jeudi par l'Insee.

Le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie de la zone euro a avancé de 0,2% au cours de la ​période allant d'avril à fin juin, porté notamment par la progression des dépenses des ménages et la reprise ​des exportations.

Cette progression est conforme aux anticipations ⁠des économistes interrogés par Reuters.

"C'est une bonne nouvelle, l'économie française résiste et ça ‌nous conforte dans notre prévision de croissance (de 0,7%) pour l'année", a réagi le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure au micro ​de France inter.

"La demande intérieure ‌finale (hors stocks) repart à la hausse : la consommation des ménages ⁠augmente légèrement (+0,2% après -0,3%), de même que la consommation des administrations publiques (+0,4 % après +0,3%)", souligne l'Insee.

La contribution du commerce extérieur à la croissance est également positive, ajoute le communiqué, les ⁠exportations rebondissant davantage que ‌les importations.

L'économie française s'était repliée de 0,1% au premier trimestre 2026, ⁠un coup de frein principalement imputable à la baisse des exportations, et Bercy a ‌revu à la baisse ce mois-ci sa prévision de croissance globale ⁠pour 2026, de 0,9% à 0,7%.

La deuxième économie de la zone ⁠euro fait face, comme ‌le reste du bloc, à un contexte incertain marqué par les aléas de la ​guerre en Iran, qui a fait grimper ‌les coûts énergétiques et pèse sur le moral des consommateurs, lesquels voient leur pouvoir d'achat menacé par l'inflation ​qui en découle.

"Dans le scénario central d'un baril aux alentours de 90 dollars sur la deuxième moitié de l'année, il en résulterait une croissance nulle, ou ⁠au mieux très faible, au troisième et quatrième trimestre", estime Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco.

"On va tout faire pour être aussi proche que possible des 5% de déficit" à la fin de l'année, a déclaré Roland Lescure. "On va se battre jusqu'au bout mais ça va être difficile."

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin ​Turpin et Benoit Van Overstraeten)