France-L'Assemblée nationale va observer une minute de silence en hommage au militant identitaire information fournie par Reuters 17/02/2026 à 11:42
L'Assemblée nationale devait observer mardi une minute de silence en hommage au militant identitaire tué à Lyon (Rhône) après avoir été passé à tabac en marge d'une manifestation contre une conférence de l'eurodéputée (La France insoumise) Rima Hassan.
L'hommage aura lieu à 15h00 (14h00 GMT) en amont de la session de questions au gouvernement au Palais Bourbon, ont indiqué des sources parlementaires à Reuters.
"La présidente Yaël Braun-Pivet a répondu favorablement, avec le soutien quasi unanime des présidents de groupe, à ma demande d’une minute de silence en hommage à Quentin à l’Assemblée nationale cet après-midi lors des questions au gouvernement", avait déclaré plus tôt sur le réseau X Eric Ciotti, président du groupe Union des droites allié au Rassemblement national (RN).
Quentin Deranque, un étudiant de 23 ans qui faisait partie du "service d'ordre" du groupe identitaire Némésis à l'origine du rassemblement devant l'Institut d'études politiques de Lyon, a été agressé jeudi et est décédé à l'hôpital samedi.
Une enquête criminelle du chef d'"homicide volontaire" et une enquête délictuelle pour "violences aggravées par trois circonstances - réunion, masqués et porteurs d'armes -" et du chef d'"association de malfaiteurs" en vue de commettre un délit ont été ouvertes. Aucune interpellation n'a eu lieu pour le moment.
Lundi, le procureur de Lyon Thierry Dran n'a livré aucune indication sur le groupe d'individus cagoulés et masqués à l'origine de l'agression alors que le drame a rapidement pris une tournure politique à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars.
En cause, la présence présumée à Lyon au moment des faits de l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, également fondateur du mouvement antifasciste La Jeune Garde dissous en juin 2025.
Némésis, groupuscule d'extrême droite, accuse la Jeune Garde d'avoir tendu un "guet-apens" à ses militants.
LFI, qui affiche des liens avec La Jeune Garde, a vivement été mise en cause. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a estimé lundi que le mouvement classé à l'extrême gauche portait a minima une "responsabilité morale".
"Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame", a affirmé mardi le coordinateur de LFI Manuel Bompard sur France Inter. Le député insoumis Eric Coquerel a dénoncé pour sa part sur RTL une "récupération sordide et politicienne".
(Reportage Elizabeth Pineau, rédigé par Blandine Hénault)