France: l'activité manufacturière s'améliore encore en janvier (PMI)
information fournie par Boursorama avec AFP 02/02/2026 à 12:09

( AFP / JOEL SAGET )

L'activité du secteur manufacturier en France a connu en janvier sa plus forte croissance depuis près de quatre ans, tirée par les biens intermédiaires et les biens de consommation, selon l'indice PMI publié lundi par l'agence S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB).

L'indice PMI du secteur manufacturier a entamé l'année 2026 en s'inscrivant à 51,2, contre 50,7 en décembre, soit un deuxième mois consécutif de hausse après trois mois consécutifs de contraction.

A 51,2, il s'agit d'un plus haut depuis 43 mois, mettant "en évidence une amélioration de la conjoncture du secteur manufacturier français", précisent S&P Global et HCOB. "Les perspectives d'activité pour les douze prochains mois se sont en outre améliorées" et "le degré de confiance" a "même dépassé sa moyenne historique".

"La demande est toutefois restée fragile, comme en atteste la baisse marginale du volume global des nouvelles commandes enregistrées en janvier", ajoutent les auteurs de cette enquête mensuelle. Ce recul des ventes "a conduit les fabricants à réduire leurs tarifs" malgré les pressions sur les coûts.

L'indice a été élaboré sur la base de données recueillies auprès de quelque 400 entreprises de l'industrie manufacturière entre les 12 et 23 janvier.

Dans le détail, la production est repartie à la hausse en janvier, après sept mois de repli.

Les personnes interrogées signalent une baisse des volumes de leurs nouvelles commandes en janvier, mais avec des différences selon les secteurs: hausse pour les biens intermédiaires (la plus forte depuis mai 2022), stabilité pour les biens de consommation, fort recul des biens d'équipement.

Les nouvelles commandes en provenance de l'étranger "ont fortement chuté" en janvier, après l'accélération observée en décembre, indique l'enquête. Une chute des ventes à l'export attribuée aux pressions concurrentielles, aux tensions géopolitiques et à une baisse de la demande de clients sur des marchés clés tels que l'Allemagne.

Pour Jonas Feldhusen, économiste à la HCOB, il serait "prématuré" de voir dans le rebond de l'indice en janvier une "reprise durable" du secteur manufacturier, car celle-ci suppose "une amélioration significative de la demande".

Mais "les efforts de l'Europe pour renforcer son autonomie (dans la défense) s'intensifient" et "bien que l'environnement commercial reste fragile en raison des droits de douane", les répercussions des dernières mesures annoncées par les Etats-Unis "sont moins déstabilisantes" que celles d'il y a un an, selon lui.