France : l'activité du secteur privé s'est un peu contractée en janvier (PMI) information fournie par Boursorama avec AFP 04/02/2026 à 12:41
L'activité du secteur privé en France s'est légèrement repliée au mois de janvier, pour la première fois depuis octobre, selon l'indice PMI composite publié mercredi par l'agence de notation S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB).
L'indice la mesurant s'est établi à 49,1, en baisse par rapport aux 50,0 atteints en décembre, mais "ne met toutefois en évidence qu'un taux de contraction marginal", soulignent S&P Global et la HCOB.
Un chiffre au-dessus de 50 signifie une hausse de l'activité, un chiffre en dessous un repli.
La première estimation de l'activité de janvier, le PMI flash, faisait ressortir une contraction plus marquée, à 48,6 points.
Après l'embellie de novembre, qui marquait la première expansion de l'indice depuis août 2024, et la stagnation de décembre, l'activité du secteur privé se contracte donc à nouveau.
Dans les services, l'indice PMI s'est détérioré à 48,4 contre 50,1 en décembre, sous la barre des 50 pour la première fois depuis octobre.
Les entreprises de ce secteur ont dit avoir été confrontées à "une conjoncture économique difficile, à des conditions météorologiques exceptionnellement défavorables ainsi qu'à un affaiblissement de la demande", selon la note.
Néanmoins, "les perspectives d'activité à douze mois se sont considérablement améliorées en janvier et ont atteint leur niveau le plus élevé depuis septembre 2024", ajoutent les analystes de S&P Global et de la HCOB.
Ceci est lié à "l'hypothèse d'une sortie prochaine de l'impasse budgétaire dans laquelle se trouve le pays depuis de nombreux mois", a commenté Jonas Feldhusen, économiste à la HCOB, cité dans un communiqué. Cette sortie est effective depuis lundi avec l'adoption du budget 2026.
Le secteur a connu "une nouvelle augmentation des coûts", causée, selon les entreprises interrogées, par "la hausse des prix de certains produits ainsi que du coût des salaires".
Les prestataires de services ont en conséquence "augmenté leurs tarifs", après deux mois de quasi-stabilité.
Côté emploi, après deux mois de quasi-stagnation des effectifs, les embauches sont reparties à la hausse.
Mais "cet équilibre reste fragile", prévient Jonas Feldhusen. "Un repli continu de la demande risque en effet de se traduire par une dégradation du marché de l'emploi dans les prochains mois".
Dans le secteur manufacturier, l'indice PMI, publié lundi, a connu en janvier sa plus forte croissance depuis près de quatre ans, à 51,2, contre 50,7 en décembre, tirée par les biens intermédiaires et les biens de consommation.