France-Espagne : don't stop the patrie
information fournie par So Foot 14/07/2026 à 10:01

France-Espagne : don't stop the patrie

La France ne célèbre pas simplement sa fête nationale, ce mardi : elle a aussi rendez-vous en demi-finale de Coupe du monde, à Dallas, dans une revanche face à l'Espagne. Loin des discours de haine qui la suivent de semaine en semaine.

Kylian Mbappé, le nez encore marqué par sa rencontre avec un panneau LED, envoyant une chiche bien au-dessus de la cage d’Unai Simón, directement dans le virage bleu de la Munich Arena. C’était il y a deux ans, quasiment jour pour jour, et c’est la dernière image que l’on a de l’équipe de France dans un grand match, un vrai, de ceux qui sentent la poudre et le chaos. Les Bleus arrivaient au bout d’un parcours qui n’avait jamais vraiment débuté, l’Espagne – avec Jesús Navas couloir droit et Nacho en charnière – partait pour aller soulever la coupe aux petites oreilles, et un tourbillon de quatre minutes – une feinte de Lamine Yamal sur Adrien Rabiot, une autre de Dani Olmo sur Aurélien Tchouaméni – avait suffi à plier l’affaire (2-1). Une époque où Randal Kolo Muani faisait partie du circuit international – il reste le seul joueur à avoir score lors des trois dernières demi-finales disputées par les Bleus, dont deux face à l’Espagne –, où Ousmane Dembélé avait encore la gueule du talent gâché, où N’Golo Kanté et Theo Hernández n’étaient pas encore rouillés, où Michael Olise n’existait pas. Une époque, surtout, où la France ne faisait plus peur.

Depuis ? « Il y a eu beaucoup de changements. Ce sont des matchs qui nous servent. On est prêts à prendre notre revanche », a soufflé Warren Zaïre-Emery, lundi après-midi, au coeur d’une soucoupe volante nommée AT&T Stadium et encore jamais empruntée par les Tricolores. Le Titi parisien – déjà présent en 2024, du moins sur les feuilles de match – n’est désormais plus puceau en compétition internationale, et c’est loin d’être la seule dissemblance entre les deux dates. Oui, comme lors de quatre des cinq derniers grands tournois auxquels elle avait pris part précédemment, la France est inscrite dans le dernier carré. Mais la dynamique, la tronche de cette équipe – on parle des hommes, pas des noms – et le chemin pour en arriver là n’ont, pour ainsi dire, rien à voir avec la campagne menée outre-Rhin il y a 24 mois.…

Par Jérémie Baron, à Dallas pour SOFOOT.com

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