France: croissance de 0,2 à 0,3% au 1er trimestre, prévoit la Banque de France
information fournie par Boursorama avec AFP 12/02/2026 à 08:24

( AFP / FRANCK FIFE )

La Banque de France prévoit une croissance du produit intérieur brut comprise entre 0,2 et 0,3% au premier trimestre, soit un rythme stable par rapport à la fin 2025, a-t-elle indiqué mercredi à l'occasion de son enquête mensuelle de conjoncture.

Cette enquête, fondée sur les réponses de 8.500 entreprises du 28 janvier au 4 février, montre que la croissance française reste "imperturbable" mais "relativement molle", a déclaré à la presse le chef économiste de la banque centrale, Xavier Debrun.

Ce premier trimestre lance l'économie française sur un rythme de croissance aux alentours de 1% en 2026, après les 0,9% de 2025, même s'il est "beaucoup trop tôt à l'heure actuelle" pour prévoir ce qui va se passer le reste de l'année, selon M. Debrun.

D'après la Banque de France, "en janvier, l'activité se renforce" dans les trois secteurs scrutés dans cette enquête mensuelle, l'industrie, les services et le bâtiment.

"La production industrielle se renforce, progressant à un rythme plus soutenu qu'anticipé par les chefs d'entreprise et qui reste supérieur à la moyenne de long terme pour le huitième mois consécutif", a relevé l'institution.

La France bénéficie de l'effort de réarmement de nombreux États dans le monde, puisque "cette performance a été tirée essentiellement par les ventes dans les secteurs de la défense et de l'aérospatiale, tout autant en France qu'à l'international", a expliqué le chef économiste.

Dans les services marchands, "l'activité reprend vigueur en janvier", et "tous les sous‑secteurs sont en progression". La Banque de France note la bonne santé de l'édition ou des services aux entreprises.

Dans le bâtiment, "l'activité progresse en janvier à un rythme nettement supérieur à ce qui était attendu le mois dernier".

"Essentiellement, l'économie française continue (...) à son rythme imperturbable en dépit de tout ce qui se passe dans le monde", a estimé M. Debrun.

"Elle n'est pas très loin du potentiel, mais ce n'est pas non plus une grande vigueur. En fait ce qui surprend le plus peut-être, c'est qu'on continue d'avoir cette croissance relativement molle mais stable, alors qu'il se passe plein de choses dans le monde, des choses qui devraient effrayer les investisseurs, qui devraient effrayer les consommateurs", a-t-il encore commenté.