EN DIRECT-Le gouvernement critiqué après les violences en marge des manifestations du 17 octobre information fournie par Reuters 18/10/2026 à 11:29
Le gouvernement de Sébastien Lecornu est dimanche la cible de critiques sur sa gestion du maintien de l'ordre au lendemain des scènes de violence et de pillages qui ont terni une journée de vaste mobilisation contre la vie chère dans toute la France.
Les maires de Paris, Lyon et Marseille ont demandé à être reçus par le Premier ministre, qui a de son côté dénoncé une "violence d'une extrême intensité" organisée par des groupes d'ultragauche rejoints par des délinquants pour "piller et détruire".
Des dégâts importants ont été rapportés dans de nombreuses grandes villes où des commerces ont été saccagés. La mairie de Limoges a été en grande partie détruite par un incendie.
Initialement né sur les réseaux sociaux, l'appel à manifester le 17 octobre avait été relayé par les syndicats lycéens qui se mobilisent depuis la mi-septembre pour obtenir de meilleures conditions d'enseignement, ainsi que par des organisations syndicales.
Le ministère de l'Intérieur a dénombré 550.000 manifestants dans tout le pays, dont 110.000 à Paris, la CGT faisant état pour sa part de 800.000 personnes dans les cortèges, qui se sont dans l'ensemble déroulés sans incident.
PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS :
11h20 - "Pendant une heure, je n'ai pas eu un seul policier national pour protéger la mairie", déclare sur BFM TV Guillaume Guérin, maire LR de Limoges. "On a un problème de soutien de nos forces de l'ordre", ajoute-t-il en déclarant avoir été informé par des policiers qu'ils manquaient de munitions.
11h00 - Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, annonce sur X un bilan de 1.800 personnes interpellées samedi en France et de plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés.
10h45 - La secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier réclame sur X la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, "manifestement dépassé par la situation".
10h12 - "Ce bilan est désastreux car il emporte de lourdes conséquences : d’abord sur les libertés et notamment celle de manifester puisqu’elle est entravée par la violence ; ensuite sur la jeunesse confrontée à la brutalité et privée des réponses attendues du Gouvernement ; enfin sur l’État qui n’a pas été capable d’assurer partout l’ordre public", estime l'ancien président François Hollande dans un message sur X.
09h45 - A Lyon, le préfet du Rhône, Etienne Guyot, fait état de 160 personnes interpellées et placées en garde à vue et d'une centaine de membres des forces de l'ordre blessés.
08h50 - "Nous avons une ville dans une situation de délabrement total", déplore sur franceinfo la première adjointe au maire de Paris, Lamia El Araaje. "Nous avons assisté à des scènes de pillage méthodiques qui n'ont rien à voir avec les revendications sociales."
"A l'évidence, les forces de l'ordre ont été débordées (...) Il y a eu clairement un manque de moyens", dit-elle.
08h15 - Une personne est décédée à la suite d'un arrêt cardiorespiratoire samedi à Paris lors des manifestations contre la vie chère, pendant lesquelles 855 interpellations ont été effectuées, ce qui représente un "chiffre record", déclare la préfecture de police dans un bilan établi à 08h00.
Treize policiers et gendarmes et deux sapeurs-pompiers ont été blessés, ajoute-t-elle.